La République dominicaine a expulsé plus 86.000 Haïtiens sans papiers au premier trimestre

La République dominicaine, qui a annoncé un programme visant à rapatrier 10.000 Haïtiens par semaine, a expulsé 86.406 Haïtiens sans papiers au premier trimestre de 2025, a indiqué à l’AFP mardi la direction générale de l’immigration (DGM).

La République dominicaine continue sa politique contre les immigrés haïtiens. La direction générale de l’immigration (DGM) du pays a annoncé avoir expulsé 86.406 Haïtiens sans papiers au premier trimestre de 2025.

Élu en 2020 et réélu en 2024, le président Luis Abinader, qui a fait de la lutte contre l’immigration un de ses chevaux de bataille, mène depuis ses premiers jours au pouvoir des campagnes d’expulsions des Haïtiens ayant immigré clandestinement en République dominicaine frontalière.

La République dominicaine et Haïti se partagent en effet l’île d’Hispaniola. La pauvreté, la crise économique et la violence des gangs dans leur pays poussent de nombreux Haïtiens à tenter de traverser la frontière en quête d’une vie meilleure.

En octobre, le gouvernement dominicain a déclaré avoir mis en place un plan destiné à renvoyer dans leur pays 10.000 Haïtiens par semaine. Dans ce cadre, les autorités dominicaines ont expulsé un total de 180.417 Haïtiens sans papiers, selon les données de la DGM.

Dans le détail, 40.223 Haïtiens ont été expulsés en octobre, 28.703 en novembre, 25.085 en décembre, 31.213 en janvier, 26.659 en février et 28.534 en mars.

La DGM assure que toutes ses opérations ont été exécutées « en respectant les droits humains, la dignité des migrants et en conformité avec les normes du droit international et du processus démocratique en vigueur« .

En 2024, le gouvernement dominicain avait renvoyé 276.215 Haïtiens au total, selon les chiffres officiels. Selon les données officielles, 500.000 immigrés haïtiens vivent en République dominicaine, un pays de 10,5 millions d’habitants.

Luis Abinader a défendu une ligne dure sur Haïti depuis son arrivée au pouvoir en 2020, avec des expulsions massives et la construction d’un mur de séparation le long de la frontière de 340 kilomètres pour « se protéger » de l’immigration illégale, des violences et de la contrebande haïtiennes.

Un groupe nationaliste a par ailleurs mené une marche contre l’immigration haïtienne fin mars, ce qui a conduit à l’arrestation de 32 personnes. 


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