La République dominicaine renforce sa frontière avec Haïti

La République dominicaine a annoncé dimanche des mesures de surveillance « plus strictes » et l’augmentation des opérations policières à sa frontière avec Haïti pour tenter de freiner la migration illégale en provenance de ce territoire, ravagé par la violence des gangs. Des annonces qui interviennent une semaine après les déclarations du président Abinader de « rallonger » le mur entre les deux pays.

Le 20 février dernier, le président dominicain Luis Abinader, fort sans doute du soutien de Donald Trump, annonçait vouloir « allonger » le mur entre Haïti et la République Dominicaine. Ce dimanche, il a annoncé des mesures de surveillance « plus strictes » et l’augmentation des opérations policières à sa frontière avec Haïti pour lutter contre la migration illégale.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2020, Luis Abinader, a durci sa politique migratoire à l’égard d’Haïti , avec la construction d’un mur frontalier et des expulsions massives qui ont atteint 276.000 en 2024.

Depuis octobre, 142.378 Haïtiens ont été expulsés, selon la Direction générale des migrations (DGM).

Davantage de véhicules et de ressources technologiques pour le rapatriement des sans-papiers vont être déployés. Les nouvelles dispositions viseront à renforcer la surveillance des frontières et à optimiser les contrôles d’entrée.

Luis Lee Ballester, directeur de la migration

Environ 500.000 immigrants haïtiens vivent en République dominicaine, un pays de 10,5 millions d’habitants. La République dominicaine, qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti, a commencé à ériger un mur de séparation en 2021 pour « se protéger » de l’immigration illégale, des violences et de la contrebande haïtiennes, et a annoncé la semaine dernière son extension de 12 km supplémentaires, portant sa longueur à un peu plus de 170 km.

La barrière doit s’étendre sur plus de la moitié des 340 kilomètres de frontière entre les deux pays. Les derniers chiffres officiels datant de novembre 2024 affirmaient que la première phase du projet était achevée à 80%.

M. Abinader, réélu en 2024, avait promis au cours de son premier mandat de poursuivre, dans une deuxième phase, la construction du mur dans les zones montagneuses, où le nombre de traversées de la frontière augmente.


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