Avec Welcome To The Panic Room !, Lady Donli et The Lagos Panic cherchent à ramener de la musique live au Nigeria, tout en chantant les difficultés mais aussi la joie d’appartenir à ce peuple : une grande communion autour de la danse et de l’afrobeat.
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Un dimanche soir à Lagos, dans la loge XO Bakery, les banquettes d’un café-boulangerie couru de Victoria Island ont laissé place à des nattes étendues au sol pour le concert intimiste de Lady Donli & the Lagos Panic. Les spectateurs, vétus de blanc selon la consigne, sont installés pieds nus sur des nattes tressées sur le sol de ce café-boulangerie du quartier de Victoria Island, transformé pour l’occasion en salle de concert.
Welcome To The Panic Room ! La première édition des sessions de musique live de Lady Donli & the Lagos Panic, son groupe de musiciens, pour un avant-goût de leur nouvel album aux influences diverses. « J’aime dire que c’est de l’afrobeat, mais pour être honnête, c’est une fusion de différentes choses. Nous sommes évidemment influencés par Fela Kuti et le genre d’afrobeat qu’il a introduit au Nigeria et en Afrique. Mais nous sommes aussi influencés par la musique highlife, par la musique populaire nigériane qu’est l’afropop. C’est donc une combinaison. J’adore le jazz, le funk, et j’ai différentes influences, même dans le hip-hop », décrit Lady Donli.
Sur scène, la chanteuse est entourée de quatre musiciens : un bassiste, un guitariste, un pianiste et un batteur avec qui elle travaille depuis près de cinq ans. « Notre musique est profondément inspirée par nos racines nigérianes. Nous jouons beaucoup de musique percussive et nous voulons faire danser les gens, nous voulons leur faire ressentir quelque chose », explique-t-elle.
Fierté nigériane
Originaire d’Abuja, Lady Donli a ensuite déménagé à Lagos, une inépuisable source d’inspiration dans ses textes : « Nous essayons de faire de la musique qui pousse à la réflexion, une musique qui parle de notre réalité en tant que Nigérians… de certaines des difficultés auxquelles nous sommes confrontés mais aussi de la joie que nous éprouvons, qui est unique à notre identité de Nigérians vivant au Nigeria », détaille Lady Donli. « Ces derniers temps, c’est le sujet principal de ma musique : encourager les gens à se sentir bien. Mais je chante aussi beaucoup sur mon pays, sur mon désir de voir mon pays et mon peuple aller mieux. »
Directement inspirée de Fela Kuti et de sa célèbre salle l’Afrika Shrine, Lady Donli souhaite remettre la scène au gout du jour : « L’une des choses que je n’aime pas au Nigeria, c’est que nous n’avons pas beaucoup de salles de concert. Et à cause de cela, on ne peut pas simplement sortir un vendredi soir et s’attendre à trouver de la musique live », regrette la chanteuse. « Le but de ces sessions est donc de répandre la joie et de raviver la scène. Au fur et à mesure qu’elle évolue, je veux que plus de musiciens viennent jouer de leurs instruments, chanter, créer un public et communiquer avec lui. Pour ma part, je m’amuse beaucoup. Je prends juste du plaisir et j’essaie de transmettre le message de ce que j’aime. »
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