« Je suis toujours dans la course », a souri David Lappartient, mercredi à la pause méridienne du premier jour de la 144e session du CIO à Costa Navarino (Grèce). « Aujourd’hui, cette élection est plus ouverte que jamais et personne ne peut prédire le résultat final, surtout avec un système électoral où le rapport de force sera déterminant », a poursuivi le président du CNOSF et de l’UCI. Il compte bien mener sa campagne olympique, qu’il compare volontiers à une sénatoriale où il faut « convaincre les électeurs un par un », jusqu’au dernier moment.
« D’ici demain (aujourd’hui), je vais continuer à échanger avec mes collègues, à déjeuner ou dîner avec eux. Je ne vais pas voir ceux qui me soutiennent déjà, mais ceux qui hésitent encore, pour comprendre leurs interrogations, que ce soit à mon sujet ou sur l’élection elle-même. Il faut aller jusqu’au bout, être perçu comme un candidat qui peut émerger, sinon on risque de s’affaiblir », détaillait le président du conseil départemental du Morbihan. Il pense être le « candidat qui peut agréger des voix » dans une élection incertaine dans laquelle la capacité de leadership semble aussi importante que les idées du programme. « Être président du CIO a toujours fait partie de ses objectifs », a souligné Amina Lanaya, directrice générale de l’UCI, qui a suivi toute la campagne du candidat depuis septembre et l’a soutenu de son mieux. David Lappartient a toujours répété qu’il ne voulait pas « faire la révolution », mais donner plus de pouvoir aux membres, amener les Jeux Olympiques en Afrique ou encore « garantir l’autonomie et la neutralité politique » de l’instance olympique.
« Avoir un président français à la tête de la plus importante institution sportive mondiale serait un succès phénoménal. »
Marie Barsacq, ministre des Sports
« Avoir un président français à la tête de la plus importante institution sportive mondiale serait un succès phénoménal », a estimé Marie Barsacq, ministre des Sports, présente à Costa Navarino pour le bilan des Jeux de Paris 2024 et pour la feuille de route des Alpes 2030. « C’est un rôle extrêmement important. Aujourd’hui (mercredi) on a fait le bilan de Thomas Bach et de ses douze années à la tête du CIO et on a pu voir l’étendue de son héritage et de façon qu’il a eu de diriger le CIO avec des orientations stratégiques très importantes comme l’agenda 2020 + 5 », a poursuivi la ministre avant de conclure : « On est tous derrière David Lappartient, maintenant on va attendre la sortie du conclave. » Fin du suspense en milieu ou en fin d’après-midi jeudi.
Fils de l’ancien président du CIO (1980-2001), l’Espagnol a été coopté comme membre de l’instance – dont il est vice-président – peu avant le départ de son père. Des sept candidats, il est le plus ancien membre du CIO en termes de présence. Vice-président de l’Union internationale de pentathlon moderne depuis 1996, sport qu’il a défendu pour le maintenir dans le programme. Partisan d’explorer de nouvelles ressources de revenus, notamment en matière de sponsoring.
Présentée comme la candidate de Thomas Bach, l’ancienne nageuse originaire du Zimbabwe aux cinq participations aux JO (de 2000 à 2016, médaillée d’or sur 200 m dos en 2004 et 2008) est entrée au CIO en tant que membre de la commission des athlètes en 2013. Ministre des Sports de son pays depuis 2018, elle pourrait être la première femme élue présidente du CIO. Dans un style plutôt conservateur.
Double champion olympique d’athlétisme, ancien député, ex-président du comité d’organisation des JO 2012 de Londres et du comité olympique britannique d’athlétisme, président de la Fédération internationale d’athlétisme. Sur nombre de sujets (Russie, transgenres, primes aux athlètes…), il est en opposition avec la politique de Thomas Bach. Une présidence Coe serait une vraie rupture.
Le fils de feu le roi Hussein de Jordanie, troisième dans l’ordre de succession au trône, est membre du CIO depuis 2010. Il joue de sa position au carrefour entre Est et Ouest, Nord et Sud. Il prône une plus grande implication des membres dans la prise de décisions et souhaite rapprocher l’institution des jeunes générations. Depuis 2017, cet ancien militaire se préoccupe de prévention en matière de harcèlement et d’abus dans le sport, ainsi que de l’égalité des genres.
Président de la Fédération internationale de gymnastique. Représentant d’une Asie devenue le centre économique du sport mondial, le Japonais, membre du CIO depuis 2018, s’est signalé à l’attention de tous avec sa proposition d’organiser les Jeux Olympiques simultanément sur les cinq continents.
Président de la Fédération internationale de ski, ce richissime homme d’affaires n’est entré au CIO que l’an dernier et sa candidature a surpris tout le monde. Il a mis en avant durant sa campagne l’environnement et le rôle de l’intelligence artificielle dans le sport.
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