Publié le 26 février 2025
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En juin dernier, son mouvement avait revendiqué le sabotage d’un oléoduc qui transporte du pétrole entre le Niger et le Bénin. Mahamoud Sallah, chef du mouvement rebelle du Front patriotique de libération (FPL), a été arrêté le week-end dernier en Libye, a appris l’AFP auprès de l’organisation et de médias locaux.
D’après les informations du média nigérien Aïr Info, ce soutien de Mohamed Bazoum, l’ancien président du Niger toujours séquestré à Niamey, a été « arrêté dimanche à son domicile de Gatrun », en Libye. Il précise aussi que le « raid » aurait été mené par « des éléments de l’unité 87 de l’Armée nationale libyenne ». Cette dernière est dirigée par le maréchal Khalifa Hafar, qui contrôle la partie est de la Libye.
Dans un communiqué, le FPL a implicitement reconnu l’interpellation de Mahamoud Sallah, sans en préciser le lieu ni les auteurs. « Ceux qui ont procédé à son arrestation ont eux-mêmes salué son courage et sa bravoure », a affirmé le mouvement lundi soir. « Le président Mahamoud Sallah demeure serein et convaincu de la justesse de son combat », a insisté le groupe.
Le FPL s’en est pris au gouvernement central de Niamey dans le même communiqué en s’insurgeant « contre la propagande mensongère visant à accabler injustement son président pour justifier son extradition au Niger en lui attribuant des faits et actes dont il n’est nullement responsable ». Mais aucune information n’a à ce jour été apportée sur une éventuelle extradition de Sallah.
Le FPL en lutte contre le pouvoir de Tiani
Le mouvement a été formé pour demander « la libération » de Mohamed Bazoum et « le rétablissement de la légalité constitutionnelle » au Niger. Mahamoud Sallah est également connu pour avoir été de longues années durant un opposant à l’ancien président Mahamadou Issoufou, soupçonné par certains d’être derrière le putsch de 2023.
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Le FPL a déjà mené plusieurs attaques dans le nord du pays contre l’armée nigérienne. Au printemps 2024, il s’est allié avec le Conseil de la résistance pour la République (CRR) de Rhissa Ag Boula.
L’année dernière, le gouvernement nigérien et les deux camps qui se disputent le pouvoir en Libye avaient décidé de renforcer la sécurité sur leur frontière. Avec un objectif : « tenter de mettre fin aux attaques perpétrées au Niger par des bandits », avaient annoncé les médias publics nigériens.
(Avec AFP)
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