Ce concert caritatif, qui réunira de grands noms du rap tels que Gims, Dadju, Youssoupha et Gazo, a pour objectif de soutenir « [les] enfants victimes du conflit » dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), région frontalière du Rwanda.
Cependant, des associations de la diaspora rwandaise en France avaient demandé son report, car le 7 avril coïncide avec la journée internationale du génocide des Tutsi, un drame qui a fait au moins 800 000 morts en 1994 au Rwanda.
La municipalité parisienne a sollicité le préfet Laurent Nuñez pour interdire ce concert. Fin mars, le préfet a demandé aux organisateurs de le reporter, à défaut de quoi l’événement serait annulé. Les organisateurs avaient accepté le principe d’un report.
Depuis plus de 30 ans, l’est de la RDC, une région riche en ressources naturelles et frontalière du Rwanda, est ravagé par des violences meurtrières impliquant une myriade de groupes armés et certains pays voisins.
Ces violences se sont récemment intensifiées avec l’offensive éclair menée par le groupe armé M23, soutenu par des troupes rwandaises. Selon l’ONU, plus de 100 000 personnes ont fui la zone ces trois derniers mois.
Ce conflit puise ses racines dans le génocide des Tutsi, l’exode vers la RDC de centaines de milliers de Hutu, dont de nombreux génocidaires, ainsi que dans les guerres qui ont suivi.
L’Unicef, l’agence onusienne de protection de l’enfance, à qui devaient être reversées les recettes de l’événement pour en assurer la redistribution, s’était retirée du projet alors que les organisateurs maintenaient encore la date du 7 avril.
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