Le Congo et les rebelles du M23 prévoient de tenir leurs premiers pourparlers directs le 9 avril.

Le gouvernement congolais et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont l’intention de tenir des pourparlers directs le 9 avril, ont indiqué mardi des sources des deux camps, ce qui pourrait donner un coup de pouce aux efforts déployés par le Qatar pour mettre un terme aux combats les plus violents qu’ait connus ce pays d’Afrique centrale depuis des décennies.

La réunion de Doha serait la première négociation directe entre les deux parties depuis que les combattants du M23 se sont emparés des deux plus grandes villes de l’est du Congo au cours d’une offensive rapide qui a fait des milliers de morts et forcé des centaines de milliers de personnes à quitter leur foyer.

Un fonctionnaire congolais a déclaré que les négociations étaient prévues pour le 9 avril « à moins que l’autre partie ne se comporte mal ». Une source au sein du M23 a confirmé la date et a déclaré que le M23 présenterait ses exigences à Kinshasa. Les deux parties ont convenu de ne pas discuter publiquement du contenu des pourparlers, ont déclaré les sources.

Le président de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont tenu une réunion surprise à Doha le 18 mars.

Le Qatar a accueilli une deuxième série de pourparlers entre les deux pays à partir de vendredi et a rencontré séparément les représentants du M23. Les responsables congolais et le M23 ne se sont pas encore rencontrés, selon certaines sources.

Le Rwanda nie soutenir le M23 et affirme que ses militaires ont agi en légitime défense contre l’armée congolaise et les milices hostiles à Kigali.

Le conflit, qui fait rage à la frontière orientale du Congo avec le Rwanda et l’Ouganda, trouve son origine dans les retombées du génocide rwandais de 1994 et dans la concurrence régionale pour les richesses minières.

Le M23 exige depuis longtemps des négociations directes avec Kinshasa, mais Tshisekedi avait refusé, arguant que le M23 n’était qu’un front pour le Rwanda. Il est revenu sur sa position le mois dernier, alors que les défaites sur le champ de bataille s’accumulaient, et a accepté d’envoyer une délégation à Luanda, la capitale angolaise.

Ces pourparlers ont été annulés à la dernière minute lorsque le M23 s’est retiré après avoir été frappé par les sanctions de l’Union européenne.

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