«Le dialogue va se poursuivre», la ministre des Sports réunira l’Instance nationale du supportérisme le 17 avril
À travers cette décision, l’État et la ministre des Sports Marie Barsacq souhaitent privilégier le dialogue plutôt que les sanctions envers les groupes de supporters.
Marie Barsacq joue la carte de l’apaisement. La ministre des Sports a annoncé ce mercredi aux députés qu’elle réunirait l’Institut national du supportérisme (INS) le 17 avril pour «avancer dans le dialogue» avec les groupes de supporters afin d’éviter le «dernier recours» d’une dissolution.
«Face aux dérives de quelques-uns, la position du gouvernement est claire : priorité aux sanctions individuelles», a-t-elle dit lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. «Mais», a-t-elle ajouté, face aux «groupes hooligans», c’est «la dissolution qui est la bonne approche et c’est le sens de l’avis rendu hier».
À l’issue d’une réunion au ministère de l’Intérieur, Bruno Retailleau avait en effet fait savoir mardi soir qu’il allait proposer au Premier ministre la dissolution de Légion X, un groupe de supporters ultras du Paris FC (Ligue 2). En revanche, les deux groupes d’ultras de Saint-Étienne (Ligue 1), les Magic Fans et les Green Angels, également dans le viseur de Beauvau, sont pour l’heure épargnés.
«Le supportérisme français est un atout majeur de nos championnats»
«Nous espérons que le dialogue peut éviter d’en arriver à cette mesure de dernier recours», a déclaré Marie Barsacq au sujet des deux organisations stéphanoises. «Comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur, ce dialogue va se poursuivre et j’y prendrai toute ma part», a-t-elle ajouté.
Samedi dernier, avant la rencontre de Ligue 1 contre le PSG, plusieurs milliers de personnes avaient défilé dans les rues de Saint-Étienne pour s’opposer à une dissolution des Magic Fans et des Green Angels, accusés par le ministère de l’Intérieur de «violences graves». «Le supportérisme français est un atout majeur de nos championnats que d’autres pays nous envient», a encore dit la ministre, qui a longtemps travaillé à la Fédération française de football (FFF).
Cette instance, présidée par le ministre chargé des Sports, regroupe une cinquantaine de personnalités, dont des représentants de ligues professionnelles, d’associations sportives, d’associations de supporters et des pouvoirs publics. Elle a notamment pour mission de «contribuer au dialogue entre les supporters et les autres acteurs du sport».
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