Avec l’accélération de la transformation numérique en Afrique, les coopérations entre pays deviennent cruciales. Elles permettent de faciliter l’accès aux technologies, d’optimiser les ressources et d’encourager l’innovation.
La Banque du Ghana (BoG) et la Banque nationale du Rwanda (NBR) ont signé, le mardi 25 février, un protocole d’accord lors du Forum des technologies financières inclusives, récemment tenu au Rwanda. Cet accord vise à mettre en place un système de « passeports de licence », permettant aux fintech respectant les régulations de fonctionner librement dans les deux pays, facilitant ainsi leur expansion tout en réduisant les obstacles réglementaires.
Ghana and Rwanda Sign a Memorandum of Understanding (MOU) to Implement a Licence Passporting Framework and Cross-Border Payment Interoperability pic.twitter.com/wrqmW3NMOO
— Bank of Ghana (@thebankofghana) February 27, 2025
« La signature de ce mémorandum d’accord réaffirme notre engagement en faveur de la création d’un marché africain intégré. Il offre la possibilité d’améliorer les conditions de vie de nos citoyens et ouvre de nouvelles perspectives pour un environnement propice à l’innovation et à l’investissement dans les technologies financières, au bénéfice final de nos économies, en particulier des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) », a déclaré Johnson Asiama, ancien gouverneur adjoint de la Banque du Ghana.
Ce partenariat s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’écosystème fintech en Afrique et à promouvoir l’intégration économique régionale. Le Rwanda, qui prévoit d’attirer 300 fintech d’ici 2029, de créer 7500 emplois directs et d’attirer 200 millions de dollars d’investissements, a récemment lancé une Stratégie nationale Fintech ainsi qu’un système national de paiement numérique. De son côté, le Ghana, acteur majeur dans le domaine des technologies financières, s’efforce d’optimiser ses infrastructures de paiement et d’encourager les initiatives innovantes.
En facilitant l’intégration des services financiers numériques, cet accord joue un rôle clé dans la concrétisation de la vision de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et dans l’accélération de la transformation numérique du continent. Alors que le secteur fintech connaît une expansion rapide, l’Afrique pourrait émerger en tant que hub mondial de la fintech, à condition de surmonter les défis liés à la numérisation et à l’inclusion financière. En 2024, les fintech africaines ont levé 1,034 milliard de dollars, représentant 47 % du total des fonds récoltés par les start-up du continent, contre 42 % en 2023, selon les données d’Africa: The Big Deal.
Samira Njoya
Edité par Sèna D. B. de Sodji
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