Le nouveau plan présente une vision sur 12 ans et des cibles qui feront l’objet d’un rapport annuel
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Le gouvernement a dévoilé un nouveau plan d’éducation pour le secteur francophone dans le but de répondre aux besoins actuels d’une population qui a évolué depuis la publication du dernier plan en 2016.
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Par l’entremise d’un communiqué, on apprend que ce nouveau plan établit des objectifs progressifs pour assurer des améliorations continues afin que les enfants et les jeunes puissent réussir, tout en tenant compte des réalités et des besoins propres au secteur francophone.
De plus, sa publication découle de l’engagement du gouvernement à élaborer un nouveau plan d’éducation en collaboration avec le personnel éducatif, le personnel de soutien, les experts et partenaires en éducation ainsi que les parents afin de définir une vision collective de l’éducation pour les 12 prochaines années.
Selon la première ministre, Susan Holt, ce plan trace les grandes orientations pour le développement soutenu de l’éducation francophone au Nouveau-Brunswick.
«Nous avons élaboré ce plan en collaboration avec nos partenaires, en menant de vastes consultations et en écoutant attentivement le personnel éducatif, les élèves, les familles et les communautés. Nous avions pris cet engagement envers la population du Nouveau-Brunswick et nous sommes fiers de l’avoir honoré.»
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Le document, intitulé «Ensemble pour la réussite!», comprend des plans d’action triennaux ainsi que des mesures précises et des cibles annuelles.
D’après la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson, ce document est assurément le fruit d’un processus exhaustif de réflexion et de consultation mené sur 18 mois, ancré dans les forces de notre système éducatif acadien et francophone
«Dans un monde en constante évolution, notre système doit s’adapter pour que les apprentissages soient solides et porteurs de sens, en mettant l’accent sur la numératie et la littératie ainsi que sur la construction identitaire de chaque personne apprenante, de la naissance jusqu’à la 12e année.»
Par ailleurs, le plan s’appuie sur des engagements déjà pris par le gouvernement. Parmi ces derniers, on compte l’investissement de 2,2 milliards $, cette année, dans l’éducation et le développement de la petite enfance, la mise en place des programmes de déjeuners et de dîners à l’école pour qu’aucun enfant n’ait faim en classe ainsi que la mise en œuvre de six grands projets d’infrastructure scolaire en 2026-2027, y compris la modernisation à mi-vie de l’école Sainte-Anne (Fredericton) et de l’école Mathieu-Martin (Dieppe).
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Parmi ces autres engagements, on retrouve la réalisation d’investissements ciblés dans le personnel des deux secteurs, incluant 19,3 millions $ pour l’embauche de 210 assistants pédagogiques supplémentaires, 3,7 millions $ pour la mise en place de 40 enseignants-ressources de plus et de 20 conseillers en orientation supplémentaires, 7,2 millions $, l’an dernier, pour ajouter un quatrième échelon à la grille salariale des éducateurs de la petite enfance ainsi que 8,5 millions $ pour soutenir l’inclusion dans le secteur de la petite enfance.
De plus, le plan établit trois conditions pour la réussite, soit une réponse systémique et proactive en fonction de la diversité croissante des besoins, la formation initiale et continue du personnel éducatif de même que le maintien en poste et le recrutement du personnel éducatif.
Il définit également trois chantiers prioritaires consistant à solidifier les bases de l’apprentissage (de la naissance jusqu’à la cinquième année), développer les compétences pour réussir dans la vie (de la sixième à la 12e année) de même qu’à cultiver le vivre-ensemble dans un monde en changement (de la naissance jusqu’à la 12e année).
Les plans d’action triennaux définiront les mesures concrètes, les priorités opérationnelles et les moyens à mettre en place pour faire progresser les orientations du plan. Le premier de ces plans triennaux couvrira les années 2026 à 2029.
De son côté, le président de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick, Eric Godin, affirme saluer ce plan porteur d’une vision commune.
«Nous sommes doublement encouragés que la notion de prématernelle universelle à l’âge de quatre ans soit inscrite dans un document aussi important.»
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