L’enseignant retraité Paul J. Maillet est condamné à une peine d’emprisonnement de 14 ans pour une série de crimes de nature sexuelle contre des mineurs.
Le juge Jean-Paul Ouellette, de la Cour du Banc du Roi, a rendu sa décision lundi après-midi à Moncton.
Il a aussi imposé plusieurs conditions à Paul J. Maillet. Pour les deux prochaines décennies, cet homme de 78 ans ne pourra pas fréquenter des parcs publics, des garderies et d’autres lieux où se trouvent des personnes de moins de 16 ans.
Il lui sera aussi interdit d’entrer en contact avec des jeunes de moins de 16 ans, sauf sous la supervision de son agent de probation. Il devra fournir un échantillon d’ADN et sera inscrit au registre des délinquants sexuels.
Abus de confiance, crimes dégradants
Le juge Ouellette a affirmé que cet ancien enseignant a exploité des enfants pour assouvir ses propres désirs égoïstes
, qu’il a manipulé psychologiquement ses victimes et qu’il a commis une violation flagrante de sa position d’autorité.
Paul Maillet en salle de classe dans les années 1980. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada
Il a noté que Paul Maillet a affirmé la semaine dernière qu’il ne savait pas à l’époque que ses actions auraient de tels effets négatifs sur les victimes. Une explication rejetée du revers de la main par le magistrat.
Il a indiqué que l’on peut difficilement imaginer comment un enseignant en position d’autorité ne peut pas anticiper les impacts de crimes de nature sexuelle contre des mineurs.
Heureusement que les victimes ont eu le courage de dénoncer ces gestes dégradants
, a dit Jean-Paul Ouellette.
Des victimes ainsi que leurs proches étaient dans la salle d’audience.
Lorsque le juge a fini de prononcer la peine et qu’il s’est levé pour quitter la salle d’audience, plusieurs personnes l’ont applaudi. Il s’agit d’une situation que l’on voit très rarement dans les palais de justice.
Ni la procureure de la Couronne ni l’avocat de la défense n’ont souhaité faire de commentaire après l’audience. On ne sait pas encore si la peine sera portée en appel.
Coupable de 17 chefs d’accusation de nature sexuelle
Paul J. Maillet a été reconnu coupable le 31 janvier dernier d’agression sexuelle, de grossière indécence, d’attentat à la pudeur, de contacts sexuels et de possession de pornographie juvénile.

Paul Maillet à sa sortie du palais de justice de Moncton lors d’une audience en 2023. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
Il a commis la plupart de ses crimes de la fin des années 1960 à la fin des années 1990 alors qu’il travaillait dans les écoles Stella-Maris, Champlain et Vanier, toutes situées à Moncton.
Ses neuf victimes étaient âgées de 10 à 14 ans et étaient toutes – à une seule exception – élèves dans sa classe. Il a gagné leur confiance entre autres en leur offrant des cadeaux et en les invitant à faire des promenades en voiture.
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