Le procès en appel de l’opposant guinéen Aliou Bah s’est ouvert mercredi 26 mars à Conakry près de trois mois après sa condamnation en première instance pour offense au chef de la junte au pouvoir. Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), a été condamné en janvier dernier à deux ans de prison ferme pour « offense et diffamation » à l’encontre du général Mamadi Doumbouya qui a pris le pouvoir en septembre 2021 après avoir renversé le président civil Alpha Condé.
Avec notre correspondant à Conakry, Moctar Bah
En Guinée, c’est dans une salle d’audience archicomble que ce procès en appel à débuter sans véritablement évoluer à cause de querelles de procédure entre avocats des parties civiles et parquet, entraînant le renvoi de l’audience au 9 avril prochain. Maître Almamy Samory Traoré, l’un des avocats de la défense, s’interroge. « Nous attendions que l’affaire soit plaidée à l’audience aujourd’hui parce que tout est fait pour être plaidé. Et au-delà de cela, on ne comprend pas pourquoi le juge renvoie l’affaire au 9 avril. Nous sommes très surpris mais on reste serein. Cela ne nous amuse pas. Nous défendons quelqu’un qui est innocent », dit-il.
Fervent croyant, Aliou Bah s’en remet à la sagesse du tribunal pour retrouver sa liberté qu’il estime confisquée. « Madame la présidente, nous sommes au mois de ramadan musulman et du carême pour les chrétiens. Je ne regrette pas ce que j’ai fait jusque-là pour mon pays et je pense que vous rétablirez mes droits en me rendant ma liberté », plaide Aliou Bah.
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