Le projet hôtelier 5 étoiles à l’Anse Champagne crée quelques crispations

Il signe le retour de l’hôtellerie de luxe à Saint-François. L’ancien site de l’hôtel Le Meridien pourrait renaître avec un complexe touristique de 100 millions d’euros. À condition de régler quelques soucis d’aménagements, notamment routiers.

C’est un complexe touristique 5 étoiles qui sortira de terre, à Saint François sur l’emplacement de l’ancien Méridien. Un établissement très haut de gamme qui va proposer 79 suites, dont 3 villas en bordure de l’Anse Champagne.

Ce projet estimé à 100 millions d’euros rassemble la SEMAG, la Sem patrimoniale et la société hôtelière Karukera.

Le complexe s’étale sur une superficie de 4,7 hectares qui ont été rachetés à la commune de Saint-François entre 2016 et 2022, pour la somme globale de 11 millions d’euros.

Et c’est là que les problèmes commencent. En regardant la carte du complexe et de ses alentours de plus près, on remarque que les toits (en rouge situés en bas de l’image à gauche) du golf ainsi que le rond-point actuel et les parkings attenants à l’avenue de l’Europe ont tout simplement disparus.


Projet d’un hôtel 5 étoiles à l’Anse Champagne à Saint–François


Pour Jean-Luc Périan, le maire de Saint François, le compte n’y est pas.

Comment imaginer que je peux développer un golf, faire autant d’efforts financiers pour le sauver… Je rappelle que ce golf vend la destination Guadeloupe, sans parking…

Jean-Luc Périan, maire de Saint-François

Un constat largement partagé par les golfeurs qui fréquentent le 18 trous de Saint-François, à l’image d’Evariste Aurela, le président du Golf Club 118.

Pendant la haute saison, il y a à peu près 120 véhicules stationnés, pour le restaurant, le commerce, etc. En basse saison, il y a environ 80 véhicules. Comment disent les Américains « No parking, no business ».  

Evariste Aurela, président du Golf Club 118

Une rencontre a eu lieu le 18 mars dernier en mairie de Saint-François entre les différents protagonistes. Sans résultat probant selon le maire.

Je le dis, je le répète : je suis pour que cet hôtel puisse se construire mais sans parking et sans rond-point, je suis comme on dit « mêlé ».

Contacté, Patrick Vial Collet, qui intervient dans ce dossier au titre de futur exploitant, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Contacté également Pascal Averne, directeur de la Sem Patrimoniale assure que des solutions ont été proposées à la municipalité.

Enfin, pour Henri Laventure, directeur général de la SEMAG, il n’y a pas de sujet.

Affaire à suivre néanmoins…


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