La députée Dominique Voynet.
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Un choix qui interroge. La députée écologiste du Doubs Dominique Voynet a été nommée au Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire par arrêté le 11 mars 2025. Cette ancienne ministre de l’Environnement du gouvernement Jospin a largement œuvré pour l’arrêt définitif en 1997 de Superphénix, le réacteur de recherche à neutrons rapides au sodium de Creys-Malville.
À l’époque, Dominique Voynet n’hésite pas à revendiquer son opposition au nucléaire. « Je suis antinucléaire, une position défendue par les Verts depuis longtemps avec de nombreux arguments », affirmait-elle en 1998 face aux députés de la commission d’enquête sur Superphénix. Des paroles jamais oubliées, notamment par les spécialistes du secteur qui la voient toujours comme la « pire des antinucléaires », rapporte le journal Les Échos.
« On marche sur la tête »
« Il ne s’agissait pas de faire de l’idéologie. J’étais convaincue que les surgénérateurs ne constituaient en rien une solution technique d’avenir, parce qu’ils coûtaient beaucoup trop cher et qu’ils engendraient des risques liés à leur exploitation », se défendait Dominique Voynet auprès du Figaro en 2022.
Entre autres réactions politiques, le député du RN Jean-Philippe Tanguy s’est dit « outré par [s]a désignation au Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire », la qualifiant au passage de « traîtresse, menteuse et incompétente ». « Une honte pour la France ! », a renchéri sur X son collègue Alexandre Sabatou. « Une militante antinucléaire à un poste clé… On marche sur la tête, a fustigé l’essayiste Naïma M’Faddel. Celle qui se vantait hilare d’avoir saboté le nucléaire français (1997-2001) doit maintenant en garantir la transparence et la sécurité ? »
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