l’Europe rejette les revendications antillaises

Un ouvrier agricole travaille dans une plantation de bananes.

2 avril 2025 à 10h47

Durée de lecture : 2 minutes

En Martinique et en Guadeloupe, les habitants « bénéficient d’un niveau de protection des droits sociaux nettement inférieur, en termes de droit européen des droits humains par rapport à leurs concitoyens métropolitains ». C’est ce qu’a écrit noir sur blanc le Comité européen des droits sociaux (CEDS) dans une décision rendue le 31 mars.

Cette observation cinglante fait suite à sa saisie par la Fédération internationale des droits humains (FIDH), la Ligue des droits de l’Homme et l’association antillaise Kimbé Rèd F.W.I, qui dénonçaient les graves manquements de la France à la charte sociale européenne concernant l’accès à l’eau potable et la contamination au chlordécone des Antilles.

Malgré cet état de fait, la CEDS a été contrainte de rejeter la plainte des trois ONG. Le gouvernement français a balayé les réclamations des associations en rappelant que la charte sociale européenne ne s’applique aux territoires d’outre-mer que si les États membres en font la demande… Ce que la France n’a jamais fait concernant la Guadeloupe et la Martinique. Une exception qualifiée de « clauses coloniales » et contraire à la Constitution par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH).

« [La France] ne peut pas continuer à revendiquer sa souveraineté sur des territoires ultramarins, en niant le fait colonial, tout en continuant à traiter ses habitant⋅es comme des sous-citoyennes, s’indigne Nathalie Tehio, présidente de la LDH. Les personnes subissent non seulement cette discrimination, mais aussi les conséquences sanitaires de l’empoisonnement de l’eau et de la terre par le chlordécone, assumé par les différents gouvernements français. »

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