On a aimé :
–Le coaching de Regragui: le sélectionneur marocain a attendu d’être mené au score pour comprendre que son dispositif initial ne fonctionnait pas. Mais sa réaction a été la bonne. En effectuant trois changements d’un coup, à la 55ème minute, il a envoyé un message aux Lions: «Bougez-vous, vous n’y êtes pas !». Bingo. Les rentrants (Ezzalzouli, Saibari, El Khannouss) ont tout de suite apporté. Les deux derniers ont d’ailleurs marqué les buts marocains et le premier a eu le mérite d’animer le flanc gauche, malgré un important déchet technique.
–La deuxième mi-temps de Hakimi: discret en 1ère mi-temps, le sociétaire du PSG a mis le turbo à la reprise. Un match à deux visages qui confirme que lorsque Hakimi tousse, l’animation offensive éternue.
–La talonnade de Diaz: même s’il n’a pas réalisé de grandes différences dans le jeu, le Madridista a été de tous les bons coups dans la bonne période des Lions. Et sa talonnade qui amène le deuxième but a été le seul frisson de cette froide nuit à Oujda.
On n’a pas aimé :
–La 1ère mi-temps des Lions de l’Atlas: face à une équipe du Niger sérieuse et appliquée, les Lions ont commencé par jouer au petit trot. En cause : un milieu Amrabat – Ounahi poussif, des joueurs à contre-emploi (Mazraoui à gauche, Ounahi qui bloque la progression de Halimi sur le couloir droit, un En-Nesyri peu mobile…). En osant plus, le Niger aurait pu ouvrir le score avant le half-time sans que l’on puisse crier au scandale.
–La titularisation d’Ounahi: en l’alignant les yeux fermés, Regragui le chouchoute et ne lui rend pas service. Ounahi, garçon brillant mais irrégulier, a besoin d’être «piqué» par un petit passage par le banc, pour retrouver la «gnaque» qui lui fait actuellement défaut. Pour son propre bien, il faut lui enlever ce totem d’immunité qui l’accompagne depuis trop longtemps déjà. En sortie de banc, il pourrait rendre de bien meilleurs services. Donc, Walid, si tu nous lis…
–Le match de Rahimi: aligné à gauche, il a eu du mal à rentrer à l’intérieur du jeu, en étant gêné par les mouvements de Ben Seghir, voire de Diaz. Sa frustration, visible à l’œil nu, l’a rendu extrêmement nerveux. Un match à oublier.
–Le jeu aérien des Lions: en phase défensive ou offensive, dans le jeu ou sur balle arrêtée, les Marocains ont globalement mal négocié les ballons aériens. Le but encaissé par Bono en est la preuve. Ce qui est décevant quand on dispose, devant (En-Nesyri) ou derrière (Aguerd et El Yamiq, dont le retour a été mitigé), d’atouts de «taille».
Ce qu’on peut espérer, demain, face à la Tanzanie:
Du changement, tant dans l’attitude que dans la composition de départ. Le Maroc peut composter son billet pour le Mondial s’il obtient les trois points. Le Maroc a aussi besoin de trouver une alternative au cas où son principal moteur offensif (Hakimi) est en panne. Cela tombe bien, Hakimi est suspendu pour le match de demain…
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