L’opposition bissau-guinéenne a appelé, le 26 février 2025, à une « paralysie totale » du pays dès le 27 février, date qu’elle considère comme la fin du mandat du président Umaro Sissoco Embaló, cinq ans après sa prestation de serment, rapporte l’Agence France presse.
Dans une déclaration faite au nom de la coalition d’opposition Alliance populaire inclusive, l’ancien Premier ministre Nuno Gomes Nabiam a invité les Bissau-Guinéens à rester chez eux, tout en les incitant à fermer « les marchés, boutiques et bureaux ».
Le 23 février 2025, le président Umaro Sissoco Embaló a annoncé la tenue des élections présidentielle et législatives le 30 novembre prochain. Le chef de l’État bissau-guinéen avait prêté serment le 27 février 2020 pour un mandat de cinq ans. L’opposition considère que le mandat de M. Embaló arrive à échéance ce 27 février 2025.
Les manifestations ont été interdites depuis plusieurs semaines par les autorités. Un dispositif sécuritaire a également été érigé sur les lieux stratégiques de la capitale, a constaté l’AFP.
Pour sa part, le ministère de l’Emploi et de la Fonction publique a appelé sur sa page Facebook les agents de l’administration à « se présenter à leurs lieux de travail les 27 et 28 février 2025 ».
Début février 2025, la Cour suprême de Guinée-Bissau avait indiqué que le mandat du président Embaló se termine le 4 septembre prochain. Le chef de l’Etat avait dissous en décembre 2023 le Parlement alors dominé par l’opposition. C’était après des événements qu’il avait qualifiés de « tentative de coup d’Etat ».
Du 30 novembre au 1er décembre 2023, des éléments de la garde nationale bissau-guinéenne avaient tenté de libérer deux membres du gouvernement placés en garde à vue et interrogés à propos d’un prélèvement de dix millions de dollars dans les caisses de l’Etat.
En septembre 2024, le président Embaló avait annoncé qu’il ne briguerait pas un second mandat après celui en cours. Il avait ensuite fixé la tenue des élections législatives anticipées au 24 novembre 2024, avant de les reporter sine die par un décret en alléguant des difficultés logistiques et financières.
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