Ce n’est pas encore la normalisation, mais c’est un début. Après des mois de crise diplomatique, Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune se sont entendus lors d’un entretien téléphonique, ce lundi 31 mars, sur une « reprise sans délai de la coopération sécuritaire » entre la France et l’Algérie, selon un communiqué commun.
Macron et Tebboune « se sont accordés sur le fait qu’une coopération migratoire confiante, fluide et efficace permettant de traiter de toutes les dimensions de la mobilité entre les deux pays devait être immédiatement réinitiée ». Les deux présidences soulignent également « l’importance de la coopération judiciaire », avec une visite prochaine prévue de Gérald Darmanin à Alger.
À LIRE AUSSI Crise avec l’Algérie : comment Paris s’est retrouvé dans le « cercle de feu »Le Sahara occidental a mis le feu aux poudres quand Emmanuel Macron a reconnu la souveraineté marocaine l’an dernier. La crise s’est ensuite creusée avec le refus de l’Algérie d’accepter ses ressortissants sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), notamment l’influenceur « Doualemn » et Brahim A., connu de la justice pour apologie du terrorisme, refusé « à 10 reprises » par Alger, et aujourd’hui accusé d’avoir commis l’attentat au couteau de Mulhouse en février dernier.
Visite à venir d’Emmanuel Macron
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Emmanuel Macron, qui a appelé son homologue à l’occasion de la fête de l’Aïd, qui marque la fin du ramadan, se rendra prochainement en Algérie. Pour préparer sa venue, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot est attendu à Alger le 6 avril.
Alors que Boualem Sansal vient d’être condamné à 5 ans de prison ferme, le chef de l’État « a réitéré sa confiance dans la clairvoyance du président Tebboune et appelé à un geste de clémence et d’humanité » envers l’écrivain franco-algérien, âgé de 75 ans.
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