Mahama enquête sur 2 vols suspects à l’aéroport de Kotoka | APAnews

Le président ghanéen John Dramani Mahama a ordonné une enquête sur l’arrivée de deux vols suspects à l’aéroport de Kotoka, potentiellement liés au trafic de drogue et au blanchiment d’argent. Cette décision s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre le narcotrafic au Ghana.

Au Ghana, des allégations de trafic de drogue ont fait réagir le président John Dramani Mahama sur les réseaux sociaux. Il a ordonné lundi 1er avril l’ouverture d’une enquête après des accusations graves concernant l’arrivée de « deux vols suspects » à l’aéroport international de Kotoka, potentiellement liés à des activités de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent.

Ces allégations ont été formulées lors d’une conférence de presse par le révérend John Ntim Fordjour, député au Parlement ghanéen, qui a alerté sur la situation sans fournir davantage de détails.

« Mon attention a été attirée sur les allégations faites lors d’une conférence de presse par un honorable député, le révérend John Ntim Fordjour, concernant deux vols suspects arrivant à l’aéroport international de Kotoka soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de drogue et le blanchiment d’argent », a déclaré le président Mahama dans un post publié sur ses réseaux sociaux.

Face à la gravité des accusations, le chef de l’État affirme avoir mobilisé l’ensemble des services compétents.
« Le gouvernement prend toutes les allégations au sérieux et pour garantir une enquête approfondie et transparente, j’ai demandé à tous les organismes d’enquête compétents – y compris la Commission de contrôle des stupéfiants (NACOC), la police CID, le Bureau national des enquêtes (NIB) et le Coordinateur de la sécurité nationale – de collaborer immédiatement et pleinement avec l’honorable membre du parlement », a précisé John Dramani Mahama.

Le président a également appelé le député à fournir « toutes les informations nécessaires pour enquêter sur les allégations » afin de permettre aux autorités de « prendre toutes les mesures nécessaires pour dénoncer tout trafic de drogue ».

Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par un important coup de filet des forces de l’ordre ghanéennes.
« Le NIB a fait une saisie de drogue très médiatisée la semaine dernière, d’une valeur de 350 millions de dollars », a rappelé le président, qui a réaffirmé sa politique de « tolérance zéro pour l’utilisation du Ghana comme transit ou destination finale pour le trafic de drogues ».

Cette nouvelle alerte pourrait renforcer les inquiétudes concernant le rôle potentiel du Ghana comme plaque tournante du trafic de stupéfiants en Afrique de l’Ouest, une région de plus en plus utilisée comme zone de transit vers l’Europe et d’autres marchés.

AC/Sf/APA

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