Le jeudi 27 février 2025, dans les premières heures de la matinée, le convoi du ministre malien de l’Assainissement a été pris pour cible par des terroristes sur l’axe reliant Kati à Soribougou.
L’attaque du véhicule du ministre de l’Assainissement, ce jeudi, a fait au moins deux morts, dix blessés et endommagé deux véhicules. Les autorités poursuivent les vérifications pour établir un bilan définitif.
Dans une brève revendication, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSM) , affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMl) a affirmé avoir attaqué l’armée malienne à l’engin explosif dans la même zone.
Cet incident survient quelques semaines après l’attaque du 13 février 2025 contre le convoi du ministre de l’Enseignement supérieur, Bouréma Kansaye, près de Niéna, dans la région de Sikasso. Cette attaque avait fait quatre blessés parmi les gendarmes et avait mis en évidence la persistance de la menace sécuritaire visant les représentants de l’État.
Les groupes terroristes, qui étaient initialement concentrés dans le nord et le centre du Mali, semblent désormais intensifier leurs attaques aux abords de la capitale.
Bamako a déjà été le théâtre de plusieurs attaques majeures depuis le début du conflit en 2012. Le 7 mars 2015, l’attentat au restaurant-bar La Terrasse avait causé la mort de cinq personnes, dont des étrangers. Le 20 novembre 2015, l’attaque contre l’hôtel Radisson Blu avait fait 22 morts. Le 18 juin 2017, l’attaque du campement Kangaba à Yirimadio avait fait cinq victimes.
La menace s’est progressivement étendue, atteignant un point critique en juillet 2022, lorsque la ville militaire de Kati, abritant l’une des plus importantes forteresses du pays, a également été visée. Cet assaut a marqué un tournant, démontrant que même les installations militaires les mieux protégées ne sont plus à l’abri.
L’attaque contre le convoi ministériel sur l’axe Kati-Soribougou s’inscrit dans cette dynamique inquiétante. Les terroristes semblent n’avoir aucune limite géographique et frappent désormais toutes les régions du pays, malgré les efforts constants des forces de sécurité pour freiner leur progression.
MD/te/Sf/ac/APA
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