[Miroir du gouvernement] – Quid de  » l’approche holistique  » ? | Lunion.ga

On connaît désormais les grandes lignes de la riposte que le gouvernement entend mettre en oeuvre pour lutter contre la consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, en a esquissé les contours le 2 juin dernier, au palais Léon-Mba, lors de la séance des questions orales au gouvernement, à la suite de l’intervention de la députée du 3e siège du département de Mulundu, Huguette Tsono. Le gouvernement ne pouvait demeurer indifférent face à un fléau qui ronge insidieusement notre système éducatif et brise des vies avec son lot de détresses et de souffrances, comme on a pu le déplorer le 9 mars dernier avec le suicide tragique d’un élève de la classe de 1re scientifique au lycée national Léon-Mba.

Selon Hermann Immongault, la démarche du gouvernement tient en deux mots : « approche holistique ». En ce sens qu’elle est coordonnée et articulée autour d’une Commission interministérielle regroupant les départements de l’Éducation, la Défense nationale, les Affaires sociales, la Santé, l’Enseignement supérieur, la Jeunesse. Une démarche transversale adossée au programme « École zen », visant à sanctuariser les établissements scolaires, à renforcer la prise en charge mentale des écoliers, collégiens et lycéens, à promouvoir l’inclusion, la prévention, l’écoute, l’accompagnement, la médiation scolaire ainsi que des mécanismes de gestion non violente des conflits. Une approche rompant avec les méthodes traditionnelles, visant à responsabiliser davantage les apprenants et à les associer à la construction d’un cadre scolaire sain et sûr. Car l’école est d’abord et avant tout un lieu d’apprentissage, de transmission des valeurs et de préparation à la vie active. Elle ne peut accomplir pleinement sa mission lorsque les drogues et autres substances illicites s’invitent dans les établissements ou à leurs abords.

Bref, la stratégie gouvernementale présente donc un double intérêt : protéger les élèves et renforcer la prévention, la sensibilisation et les mécanismes de contrôle. D’autant que la lutte contre les stupéfiants ne peut se limiter à la seule répression.

Qu’espérer au bout du compte ? Que tout ceci se matérialise autant que possible à la prochaine rentrée des classes, vu que les grandes vacances scolaires pointent à l’horizon. C’est tout le défi qui se dresse face au gouvernement.

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