Niger : la junte accorde une libération massive d’anciens responsables politiques

Dans un geste apparent d’apaisement, les autorités militaires ont remis en liberté plusieurs figures du précédent régime, tout en maintenant l’ex-président Bazoum en détention.

Le pouvoir en place au Niger a procédé à la libération d’une cinquantaine de personnes, dont d’anciens ministres et responsables politiques arrêtés après le coup d’État de 2023. Cette décision fait suite aux recommandations des assises nationales organisées en février, qui ont par ailleurs entériné le maintien du général Abdourahamane Tiani à la tête du pays pour une période de cinq ans.

Parmi les personnalités concernées figurent d’anciens membres du gouvernement, comme Mahamane Sani Issoufou, ex-ministre du Pétrole et fils de l’ancien président Mahamadou Issoufou, ainsi que d’autres hauts fonctionnaires et un journaliste. Certains militaires, condamnés dans le passé pour des tentatives de putsch, ont également été libérés. Cependant, Mohamed Bazoum, le président déchu, reste incarcéré sans qu’aucune date de procès n’ait été annoncée.

Les autorités justifient ces mesures par une volonté de « pardon et réconciliation », tout en maintenant une ligne ferme sur la souveraineté nationale. Depuis leur prise de pouvoir, les putschistes ont rompu les alliances avec la France et les États-Unis, tout en se rapprochant de la Russie et de leurs voisins, le Mali et le Burkina Faso, avec lesquels ils ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES).

Malgré ces repositionnements diplomatiques, la situation sécuritaire demeure préoccupante, avec des attaques jihadistes récurrentes. La récente tuerie dans une mosquée, ayant fait 44 victimes, illustre les défis auxquels le régime reste confronté.

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.