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Le Nouvel Obs
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Dominique Nora a expérimenté une psychothérapie psychédélique avec de la MDMA. Son témoignage vidéo a suscité de nombreuses réactions. Elle répond aux questions les plus fréquentes.
LSD, ecstasy et autres champignons hallucinogènes utilisés à l’hôpital ? Dominique Nora a mené une enquête sur les médecines psychédéliques. La journaliste du « Nouvel Obs » a elle-même expérimenté une psychothérapie psychédélique avec de la MDMA. Elle en a témoigné dans une vidéo qui a suscité une avalanche de réactions.
Ces commentaires révèlent un véritable intérêt, de l’inquiétude, mais aussi de la confusion. Certains internautes estiment ainsi que le témoignage relève de l’incitation à la prise de drogue, confondant usage individuel de psychédélique et traitement thérapeutique dans un cadre médical strict.
Risques d’addiction, descente, contre-indications, légalité… Dans cette nouvelle vidéo, Dominique Nora répond aux questions les plus récurrentes. Elle revient notamment sur les nombreuses interrogations autour du fait qu’elle dise à la fois que sa thérapie psychédélique lui avait fait beaucoup de bien et qu’il ne fallait pas le faire :
« J’ai fait cette expérience pour les raisons de l’enquête et aussi parce qu’on m’avait dit que je n’écrirais pas bien sur le sujet si je n’essayais pas et que j’étais prête à essayer. En revanche, puisque c’est illégal en France, j’ai une responsabilité de ne pas encourager les gens à faire cette expérience. Parce que ça peut les mettre en risque : s’ils ont des contre-indications, ils peuvent mourir d’une crise cardiaque, sous substances psychédéliques, par exemple. Et ça peut aussi mettre en danger des psychothérapeutes qui font ça illégalement, si ensuite des patients se retournent contre eux. Je ne suis donc pas du tout en mesure de conseiller ces thérapies. »
Pour aller plus loin
De nombreux essais cliniques sont en cours à travers le monde, quelques-uns en France. Le CHU de Nîmes a mené une première étude clinique avec des champignons hallucinogènes contre l’alcoolisme sévère et la dépression. Les résultats sont attendus en avril. Deux autres études sont en cours à l’hôpital Sainte-Anne et à la Pitié-Salpêtrière à Paris.
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Ces essais font évoluer l’approche de la santé mentale, notamment pour la prise en charge de la dépression chronique, du stress post-traumatique, mais aussi des addictions.
Lucie Berkovitch, la psychiatre de Sainte-Anne qui mène l’essai sur la psilocybine contre la dépression, sera d’ailleurs présente à la conférence organisée par le « Nouvel Obs », le 10 mars, à l’occasion de la publication du livre de Dominique Nora, « Voyage dans les médecines psychédéliques » (Grasset).
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