Au moins onze personnes ont été tuées et une soixantaine blessée dans deux explosions jeudi 27 février 2025 lors d’un meeting du groupe armé M23 à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué une source hospitalière.
« À la morgue, il y a 11 corps », tous arrivés décédés, a indiqué cette source à l’hôpital général provincial de Bukavu, ajoutant que « côté blessés, on est déjà à une soixantaine ». Des témoins présents au meeting avaient auparavant indiqué avoir vu entre cinq et sept corps après les explosions.
Une première explosion a provoqué la panique et la fuite des spectateurs, avant qu’une deuxième explosion ne retentisse. Selon des journalistes sur place, Corneille Nangaa, figure de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), une coalition politico-militaire à laquelle appartient le M23, avait quitté la tribune et la place de l’Indépendance au moment des explosions.
Le président de la RDC condamne un « acte terroriste odieux »
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) a qualifié ces explosions d’« acte terroriste odieux ». « Le président Félix Tshisekedi a appris avec peine la mort de plusieurs compatriotes » et « condamne fermement cet acte terroriste odieux », a indiqué la présidence congolaise sur X.
#RDC🇨🇩 –#AttentatBukavu | Le Président Félix Tshisekedi a appris avec peine la mort de plusieurs compatriotes suite à une explosion qui a eu lieu lors d’un meeting forcé, ce jeudi à la place de l’Indépendance à #Bukavu, dans la province du #SudKivu.
Le Chef de l’État exprime sa…
— Présidence RDC 🇨🇩 (@Presidence_RDC) February 27, 2025
Le M23, mouvement antigouvernemental qui a repris les armes en 2021, soutenu selon des experts de l’ONU par des troupes rwandaises, s’est emparé de Bukavu le 16 février, après avoir conquis fin janvier Goma, chef-lieu de la province voisine du Nord-Kivu.
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