Le manque d’infrastructures de santé et l’urgence des soins palliatifs
Seuls deux établissements hospitaliers à l’échelle du pays proposent certains services oncologiques spécifiques. L’accès à la chirurgie reste restreint, l’approvisionnement en chimiothérapie est irrégulier et l’offre en radiothérapie demeure très limitée.
« En Papouasie-Nouvelle-Guinée, recevoir un diagnostic de cancer signifie souvent endurer la douleur, l’incertitude et se débattre avec un système de santé insuffisamment préparé », explique Ivo Juliao, coordinateur de l’Initiative Cancer de MSF dans la province de Morobe.
L’hôpital provincial ANGAU Memorial, situé à Lae, la deuxième ville du pays, est le seul centre de référence national pour le cancer. En raison de diagnostics trop tardifs, on estime que 80 à 90 % des patients qui y sont accueillis nécessitent des soins de fin de vie.
« Quand on m’a diagnostiqué un cancer du sein, il était déjà à un stade avancé, et on a dû m’enlever les deux seins », a déclaré une patiente.
Face à la souffrance des malades : le besoin crucial d’un accompagnement en fin de vie
En l’absence de services de soins palliatifs structurés, de nombreux malades traversent cette période de vulnérabilité dans une grande souffrance physique et psychologique (douleurs prolongées, difficultés respiratoires, anxiété, perte de dignité), tandis que les familles se retrouvent démunies, sans outils pour les soulager.
« Les soins palliatifs ne se résument pas à la gestion des symptômes de fin de vie », précise Owen Mgawi, responsable des activités infirmières pour MSF dans la province de Morobe. « Il s’agit d’améliorer la qualité de vie, de soulager la souffrance et de restaurer la dignité des patients et de leurs familles. »
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