Périscolaire à Paris : deux animateurs écroués dans le cadre de l’affaire de l’école Saint-Dominique
Deux animateurs du périscolaire parisien, âgés de 52 et 44 ans, ayant exercé à l’école Saint-Dominique de la capitale, ont été mis en examen et placés en détention provisoire vendredi 22 mai 2026 au soir, soupçonnés de violences sexuelles, a appris l’AFP de sources judiciaires et proches du dossier.
Ces hommes sont nés au Brésil et au Cameroun, d’après les audiences devant une juge des libertés et de la détention auxquelles l’AFP a pu assister, avant le prononcé du huis clos.
Le parquet a indiqué qu’ils étaient poursuivis « pour des faits à caractère sexuel ». D’après plusieurs sources proches du dossier, l’information judiciaire devra notamment permettre de creuser les multiples dénonciations, fondées, à ce stade, sur « les déclarations des enfants ».
« On ne peut qu’appeler à la prudence », ont par ailleurs réagi les avocats de l’accusé brésilien, Sophie Guinamant et Gianni de Georgi, au sujet de ce dossier qui suscite une vive inquiétude parmi des parents d’élèves et des polémiques au sein de la classe politique. « L’histoire judiciaire a plusieurs fois démontré que l’emballement médiatique dans ce type de dossiers peut conduire à des erreurs majeures, ont-ils poursuivi. Notre client a pleinement confiance dans l’institution judiciaire pour faire la lumière dans ce dossier et établir son innocence. »
Treize autres personnes avaient été interpellées
Vendredi soir, ce père de famille aux longs cheveux ondulés grisonnants a calmement écouté, assisté d’un interprète, les soupçons à son encontre : il est poursuivi pour « un certain nombre de faits », dénoncés par « plusieurs victimes » de viols ou agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans, a indiqué la juge des libertés et de la détention.
Le second suspect est lui poursuivi pour « des faits d’agression sexuelle sur plusieurs périodes » et pour exhibition sexuelle sur des enfants, d’après le rappel des poursuites énoncé par la juge. « Notre client conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, qui ne sont étayées par aucun élément objectif. Il compte sur la justice pour établir la vérité », ont réagi ses avocates Raphaëlle Varaut et Clémentine Berthier.
« Cette ouverture d’instruction criminelle semble attester de ce que les enfants ont été entendus », a de son côté estimé Me Julien Roelens, avocat d’une famille d’un écolier ayant porté plainte pour viols.
Treize autres personnes avaient été interpellées puis remises en liberté. « Si des lacunes du dossier ont imposé des mises hors de cause, nous engagerons tous les moyens possibles pour permettre la condamnation de l’ensemble des responsables », a prévenu Me Roelens. Une animatrice avait aussi été présentée à la justice. Elle a été placée sous le statut de témoin assisté, a indiqué le parquet.
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