Le gouvernement Holt vise à accélérer la reconnaissance des compétences des travailleurs provenant d’ailleurs au Canada, et aussi à leur permettre d’exercer leur métier au N.-B. dès qu’ils auront fourni une preuve de leur accréditation dans une autre province.
Le projet de loi déposé mardi par Jean-Claude D’Amours, ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, devrait permettre aux travailleurs provenant de n’importe quelle province canadienne de commencer à travailler au N.-B. rapidement après leur arrivée.
«Notre désir c’est vraiment d’arriver avec une identification au jour 1, et que si l’employé est reconnu dans une autre province, qu’il puisse être reconnu ici au N.-B. par le régulateur responsable de cette profession, et que l’individu puisse commencer à travailler immédiatement après ça», dit le ministre.
En gros, il permettrait à un organisme de réglementation d’une profession au N.-B. comme l’Association des infirmières et infirmiers du N.-B. ou l’Ordre des pharmaciens du N.-B., d’autoriser une personne à travailler ici dès que l’organisme aura reçu une preuve de leur compétence dans ce domaine ou dans une profession «sensiblement similaire» dans une autre province.
Dès que cette preuve est reçue, cette personne pourrait commencer à exercer son métier au N.-B. en attendant d’être reconnue en bonne et due forme par son organisme de réglementation Néo-Brunswickois, un processus qui peut parfois prendre longtemps.
«Nous, on établit que si une personne a déjà ses accréditations dans une autre province, pour quelle raison est-ce qu’elle ne serait pas en mesure de pouvoir travailler dans la nôtre?», dit le ministre.
Ces travailleurs nouvellement arrivés au N.-B. pourraient exercer leur métier pendant un certain laps de temps en attendant leur inscription à l’organisme professionnel du N.-B. Le gouvernement fixera cette période de temps par voie de règlement plus tard, mais Susan Holt a déjà indiqué dans une lettre envoyée aux autres premiers ministres de l’Atlantique qu’elle sera de 120 jours.
Les organismes de réglementation pourront quand même placer certaines limites sur le champ de pratique des travailleurs selon leurs compétences alors qu’ils évaluent leur inscription, d’après le ministre.
Ils auront également toujours le pouvoir de refuser l’inscription d’un travailleur après cette évaluation.
Le N.-B. a quelques secteurs d’emplois prioritaires qu’il cherche à accueillir, notamment «au niveau de la santé, de l’éducation et de la construction», selon le ministre. Mais le projet de loi s’adresse à toutes les classes d’emplois réglementés au N.-B.
Dans le contexte des tarifs américains, les gouvernements provinciaux cherchent à améliorer le commerce interprovincial et la mobilité des travailleurs qui pratiquent des métiers réglementés.
La mobilité des travailleurs entre les provinces est un sujet de discussion entre premiers ministres depuis très longtemps, surtout en ce qui a trait aux travailleurs de la santé.
«Ce dossier-là de mobilité de la main-d’œuvre aurait probablement dû être évalué un certain temps passé. Aujourd’hui, on en est où on en est», dit le ministre.
«C’est un bon début», a dit le chef progressiste-conservateur Glen Savoie au sujet du principe de mobilité interprovinciale, mardi après-midi. Il a toutefois dit vouloir avoir plus de détails sur le projet de loi, qu’il n’avait pas eu le temps de lire avant de commenter.
David Coon, le chef du Parti vert, se dit d’accord sur le principe du projet de loi.
«En principe, c’est une bonne chose. On doit avoir la capacité pour les professionnels de chaque coin du Canada de travailler ici au N.-B.»
Crédit: Lien source