Pierre-Dominique Costa condamné à 10 mois de prison pour l’agression du directeur départemental des territoires

10 mois de prison avec mandat de dépôt, c’est la condamnation prononcée ce jeudi soir par le tribunal correctionnel de Bastia à l’encontre de Pierre-Dominique Costa pour l’agression du directeur départemental des territoires de la Haute-Corse ce mardi.

Le jeune agriculteur de 26 ans était jugé en comparution immédiate pour « violences volontaires aggravées en situation de récidive légale » après l’agression du directeur départemental des territoires ce mardi à Bastia. Une peine de 10 mois de prison qui comprend la révocation d’un sursis de 2 mois prononcé en 2021 pour des faits de violences en réunion. Un casier judiciaire qui comme la personnalité de la victime, un fonctionnaire en exercice pour lequel cette agression a occasionné trois jours d’ITT, a certainement compté dans la décision du tribunal ce mardi après une audience au cours de laquelle deux versions des faits se sont affrontées.
D’une part les témoins, employées de la DDT, présentes ce jour-là qui évoquent « des éclats de voix, le ton qui monte », celui de la mère de Pierre-Dominique Costa, durant un rendez-vous dédié à évoquer le blocage des aides de la PAC pour cette famille d’agriculteurs où chacun possède sa propre exploitation. Des témoins qui décrivent deux coups de poing portés à leur supérieur et un étranglement.
En face, le jeune homme se prévaut **d’un geste « instinctif », un seul coup de poing et rien d’autre, pour « défendre sa mère » qu’il pensait menacée par le directeur, « rien de calculé. » La mère qui s’est excusée par écrit de s’être emportée ce jour-là et d’avoir porté son fils à réagir. « Une femme, une famille, à bout après 6 ans de blocage administratif malgré des décisions de justice favorables«  selon le contexte dépeint par la défense.

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A la sortie **Joseph Colombani le président de la FDSEA de Haute-Corse qui avait appelé au rassemblement devant le tribunal a évoqué « une décision pour se prémunir d’éventuels autres dérapages dans un contexte tendu dans le milieu agricole » et fait savoir qu’il sollicitera à nouveau un rendez-vous au ministère de l’agriculture pour remettre sur la table « les dossiers corses d’aides de la PAC bloqués. »

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Un contexte qui pas plus que la réaction instinctive d’un fils n’a trouvé grâce aux yeux du tribunal et de la procureur de la République qui avait requis 10 mois de prison avec mandat de dépôt, la révocation du sursis de 2 mois et un stage de citoyenneté.
La défense a d’ores et déjà évoqué sa volonté de solliciter un aménagement de peine.

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