La production d’uranium au Niger est un élément important de l’économie du pays, car il est l’un des principaux producteurs mondiaux de cette ressource. L’uranium, principalement utilisé pour la production d’énergie nucléaire, est extrait dans des mines situées dans le nord du Niger, particulièrement dans les régions d’Agadez et d’Arlit, où les gisements sont abondants. Le Niger cherche à accroître l’implication des acteurs nationaux dans l’exploitation de son uranium. Le 22 février, le Conseil des ministres a validé la conversion du permis de la Compagnie minière de recherche et d’exploitation (COMIREX SA), jusque-là limitée à une exploitation semi-mécanisée, en une autorisation pour une petite exploitation minière. Cette société, détenue à 60 % par des investisseurs nigériens et à 40 % par l’État, prévoit d’extraire 300 tonnes d’uranium métal par an sur cinq ans, avec une possibilité d’extension.
Le pays compte renforcer la souveraineté nationale sur les ressources minières et maximiser les retombées économiques locales. En plus de créer 94 emplois pour les Nigériens, la COMIREX devra verser 3,63 milliards FCFA (5,82 millions de dollars) de redevances minières et 114 millions FCFA (183 000 dollars) de redevance superciliaire. Conformément à la réglementation sur le contenu local adoptée en 2024, l’entreprise devra privilégier les fournisseurs locaux et contribuer à la formation du personnel du ministère des Mines ainsi qu’au développement d’infrastructures dans la région d’Agadez.
Le gouvernement nigérien a récemment pris le contrôle opérationnel de Somaïr, la filiale locale du groupe français Orano, qui exploitait la seule mine d’uranium en activité du pays. En 2024, les autorités avaient déjà interrompu les exportations d’uranium avant d’évincer définitivement Orano. En réponse, l’entreprise a engagé une procédure d’arbitrage international en janvier 2025. En parallèle, le Niger a retiré un permis d’exploitation détenu par Orano sur le projet Imouraren et a annulé l’autorisation de la société canadienne GoviEx sur le projet Madaouela. Toutefois, cette dernière a récemment repris les négociations avec Niamey, suspendant ainsi son recours juridique.
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