L’édification de l’ambassade du Sénégal au Mali, un projet né sous des auspices prometteurs, s’est muée en une saga de désillusions, un véritable gouffre financier. En 2014, l’annonce d’une enveloppe de 500 millions de FCFA avait suscité un élan d’enthousiasme. Près d’une décennie plus tard, la facture s’élève à plus de 3 milliards de FCFA, et le chantier, tel un fantôme, demeure inachevé, témoin d’une gestion calamiteuse.
Des promesses en fumée : le mirage d’une ambassade moderne
L’ambassadeur Mankeur Ndiaye, tel un visionnaire, avait promis une ambassade moderne, un joyau architectural au cœur de Bamako. Ses déclarations enflammées, porteuses d’espoir, laissaient présager un démarrage imminent des travaux. Hélas, seul un mur de clôture, tel un rempart de l’inaction, a été érigé, symbole d’une gestion défaillante. Les ministres des Affaires étrangères, tels des passagers d’un navire en perdition, se sont succédé, sans apporter de solutions salvatrices.
Les écueils diplomatiques : une série d’échecs retentissants
Les ambassadeurs, tels des navigateurs égarés, se sont heurtés à de multiples obstacles. Les problèmes de terrain, tel un labyrinthe inextricable, et le manque de coordination, tel un orchestre désaccordé, ont engendré des retards injustifiables. Des années d’inertie ont laissé le projet en suspens, engloutissant des ressources publiques considérables.
Le nœud gordien du financement : une source de discorde
La question du financement, tel un serpent de mer, demeure au centre des préoccupations. Le projet, initialement financé par l’État, a vu ses coûts exploser, tel un ballon gonflé à l’hélium. Les enquêtes menées par les médias locaux, tels des détectives perspicaces, ont révélé des malversations financières, semant le doute au sein des institutions sénégalaises. La crédibilité du ministère des Affaires étrangères, tel un château de cartes, est mise à rude épreuve.
L’inspection des services d’État : une quête de vérité
Une inspection, tel un scalpel chirurgical, a été diligentée pour examiner la gestion des fonds alloués au chantier. L’impératif de transparence, tel un phare dans la nuit, s’impose pour restaurer la confiance du public envers la diplomatie. Les responsabilités doivent être établies, et les coupables, traduits en justice.
Conséquences et perspectives : un avenir incertain
Le rapport de l’inspection, tel un verdict solennel, pourrait avoir des répercussions majeures sur le gouvernement en place. La nouvelle ministre des Affaires étrangères, Yacine Fall, tel un capitaine à la barre d’un navire en tempête, est consciente des enjeux délicats de ce dossier. La coopération entre le Sénégal et le Mali, tel un partenariat fragilisé, devra être réévaluée pour éviter la répétition de tels scénarios.
La rédaction
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