Relogés après le glissement de terrain qui a emporté leur maison, les époux Questel menacés d’expulsion

Ils ont près de deux mois pour trouver un logement. Sinistrés suite au glissement de terrain, à Savane Paille, à Deshaies, survenu le 3 décembre 2024, David et Patricia Questel avaient depuis été relogés, mais aujourd’hui, ils sont menacés d’expulsion par la municipalité. Inquiets, ils se retrouvent sans solution.

Après le glissement de terrain à Savane Paille, à Deshaies, qui a emporté leur maison, les époux Questel ont dû être pris en charge. Ils sont logés dans une maison mise à disposition par la ville de Deshaies depuis le 20 décembre dernier. Une solution provisoire… D’autant plus provisoire qu’il leur est désormais demandé de quitter ce logement au plus tard fin avril.

Lundi, nous avons eu un coup de fil de la maire, Mme Jeanny Marc qui nous a dit que fin avril, il faudrait que l’on trouve un logement. Selon la loi, d’après ce que nous savons, c’est six mois, mais elle nous dit quatre mois.

Patricia Questel, victime

La solution, c’est un hébergement par des proches, ce que, pour le moment, nous ne pouvons pas faire. Donc, aucune solution. Nous nous retrouvons sans maison, sans accès à la maison, sans travail et bientôt sans maison.

Patricia pointe du doigt le manque de communication sur le dossier et sur leur situation. « J’aurais voulu qu’ils nous parlent, qu’ils nous disent certaines choses. Que cela avance, les négociations, etc. Mais, c’est le silence total » explique-t-elle.

Contactée ce mercredi matin (26 février 2025), Jeanny Marc, la maire de Deshaies, renvoie vers la Préfecture, au motif que la prise en charge financière du relogement des victimes du glissement de terrain relève de l’Etat. 

Contacté à la suite, Xavier Lefort, le préfet, se dit étonné, précise n’avoir pas été informé de la situation des Questel et assure qu’il prendra contact avec la maire de Deshaies.

En attendant, les époux Questel ne pensent qu’à retourner là-haut, à Savane Paille, pour retrouver leur vie d’avant et ce, malgré le risque réel d’un nouveau glissement de terrain.

J’avais tout misé, moi, là. Ils parlent de la SADG, ok. Mais nos deux familles, Mme Garcia (l’autre victime) et les Questel, qu’est-ce qu’on fait de nous ? C’était notre source de travail. C’est là-haut que nous exercions notre profession. On nous oublie, carrément. 


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