Sargasses : le maire de Petit-Bourg répond à la colère des habitants

La colère monte à Petit-Bourg. Les algues sargasses continuent de peser lourdement sur le quotidien des habitants. La ville maintient la vigilance face aux échouements massifs, qui impactent la santé, le cadre de vie et l’environnement. 

Après la fermeture d’écoles vendredi dernier, en raison des fortes émanations, une réunion d’information était organisée ce dimanche (24 mai) à 10h30, sur le parking du port de la Vinaigrerie, en présence du maire et des services techniques. L’objectif était de faire le point sur les actions engagées par la municipalité et échanger avec la population sur les difficultés rencontrées face à l’ampleur du phénomène.

Le barrage de Vinaigrerie au cœur des débats

Face à des habitants excédés, le maire David Nébor et les services techniques ont présenté de nouvelles mesures, destinées à renforcer la lutte contre ces algues brunes et tenter d’apaiser le mécontentement de la population.

Au cœur des explications apportées par la municipalité : le barrage installé à la Vinaigrerie, un dispositif qui n’a pas encore pu être totalement achevé. Selon les précisions données lors de cette réunion publique, les prestataires chargés de finaliser la pose du barrage ont rencontré plusieurs difficultés techniques. Autre problème évoqué : un mauvais positionnement du dispositif en mer, qui aurait favorisé les échouements massifs observés ces derniers jours dans le secteur.

Face à cette situation, la commune prévoit désormais un repositionnement des barrages entre Rougeole et la Vinaigrerie, afin d’améliorer leurs efficacités. D’autres solutions ont également été présentées aux habitants, comme l’installation prochaine d’une poche d’aspiration des sargasses, ou encore la mise en place d’un système de ramassage par hélice « Seaturtle ».

Les financements

Mais derrière les dispositifs techniques, une autre bataille se joue : celle du financement. David Nébor appelle à un engagement massif de l’État, pour accompagner les communes confrontées à ce phénomène qui touche aujourd’hui treize territoires de Guadeloupe, avec des moyens et des réalités très différents selon les communes.

Il a également salué la mobilisation des habitants, qu’il juge essentielle pour faire comprendre aux pouvoirs publics qu’au-delà des nuisances et des odeurs, les sargasses représentent désormais un véritable enjeu de santé publique, avec des conséquences aussi sur la vie quotidienne, la scolarité et l’activité économique.

Après les échanges, les habitants et élus espèrent désormais une amélioration de la situation dans les meilleurs délais

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