Le vice-président du Soudan du Sud, Riek Machar, a été arrêté mercredi dans sa résidence à Juba par les forces loyales au président Salva Kiir, selon un communiqué de son parti, le SPLM-IO. Cette arrestation intervient alors que le pays traverse une période de fortes tensions politiques et militaires, faisant craindre une reprise du conflit qui avait dévasté la nation entre 2013 et 2018.
Un Contexte de Tensions Croissantes
Depuis plusieurs semaines, des affrontements ont été signalés dans la ville de Nasir, dans l’État du Haut-Nil, opposant les forces gouvernementales aux partisans de Machar. Plusieurs hauts responsables proches de l’opposant, dont le ministre du Pétrole Puot Kang Chol et le général Gabriel Duop Lam, ont également été arrêtés récemment, alimentant les soupçons d’une purge politique.
Inquiétudes de la Communauté Internationale
Les Nations unies ont exprimé leur vive inquiétude, avertissant que le pays risque de retomber dans un conflit généralisé si la situation n’est pas maîtrisée. Les États-Unis, de leur côté, ont appelé le président Kiir à libérer Riek Machar, estimant que cette arrestation risque de compromettre l’accord de paix signé en 2018.
Quel Avenir pour le Soudan du Sud ?
Alors que la communauté internationale exhorte les dirigeants sud-soudanais à respecter leurs engagements de paix, l’incertitude demeure sur l’avenir du pays. Les prochains jours seront décisifs quant à l’évolution de cette crise qui menace de replonger le Soudan du Sud dans une nouvelle guerre civile.
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