Soupçons de violences sexuelles à l’école Saint-Dominique à Paris : deux animateurs écroués, une animatrice témoin assisté
Après une grosse opération de police mercredi ayant abouti à l’interpellation de seize personnes « en lien avec le périscolaire » à l’école Saint-Dominique dans le 7è, deux animateurs ont été écroués. Ils sont soupçonnés de violences sexuelles.
Mis en examen pour « des faits à caractère sexuel« , deux animateurs de l’école Saint-Dominique ont été placés en détention provisoire vendredi, confirme le parquet de Paris.
Les deux hommes sont âgés de 52 et 44 ans. Ils travaillaient au sein d’un service périscolaire qui accueille des enfants des écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld dans le 7è arrondissement.
Toujours selon le parquet de Paris, une animatrice a été placée « sous statut de témoin assisté« . Ces animateurs « se voient reprocher des gestes à caractère sexuel« , précise-t-il sans donner plus de détail sur les faits reprochés.
Le collectif de parents d’élèves ‘Les petits héros de Saint-Do’ évoquent de leur côté dans un communiqué « des pénétrations, fellations, attouchements, éjaculations faciales » avant d’évoquer son « soulagement après la mise en examen de ces animateurs« .
Les parents d’élèves disent espérer que « l’enquête se poursuivra et qu’elle permettra de punir tous les auteurs d’actes ignobles » et regretter qu’ « aucune perquisition n’a été diligenté immédiatement après les dépôts de plaintes« , et alors même que plusieurs enfants avaient « signalé des captations vidéo« , rappelle le collectif.
Maître Raphaelle Varaut, avocate de l’un des deux animateurs mis en examen, a déclaré que son « client conteste tous les faits qui lui sont reprochés« .
Maître Sophie Guinamant et Gianni De Georgi, qui représentent l’autre accusé, appellent, eux, à la « prudence. L’histoire judiciaire a plusieurs fois démontré que l’emballement médiatique dans ce type de dossiers peut conduire à des erreurs majeures. Notre client a pleinement confiance dans l’institution judiciaire pour faire la lumière dans ce dossier et établir son innocence« .
Le parquet évoque des faits commis sur « une vingtaine d’enfants« . 44 d’entre eux ont été entendus au cours de la procédure. Toujours selon le parquet, les parents se sont vus proposer que leur enfant « soit entendu par un expert psychologue » et qu’il réalise « un examen médico-légal ».
L’association Paris Aide aux Victimes, sollicitée par le parquet, doit contacter les parents de tous les enfants pour les accompagner et les informer sur la marche à suivre.
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