Susan Holt encourage le commerce interprovincial

La première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, a invité ses homologues des provinces de l’Atlantique à créer une zone de libre-échange. Son gouvernement fait en parallèle des efforts pour ouvrir son économie au reste du Canada.

Susan Holt veut s’attaquer aux barrières au commerce interprovincial depuis le début de la politique protectionniste des États-Unis, pour stimuler l’économie.

Elle a envoyé une lettre aux premiers ministres de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador, le 20 mars, pour leur proposer une zone de libre-échange.

«Cet accord verrait les provinces de l’Atlantique devenir un marché unique fonctionnant avec un ensemble de règles régissant le commerce et la mobilité de la main-d’œuvre. Il établirait la reconnaissance mutuelle des réglementations affectant la circulation des biens, des services et des personnes, et traiterait les obstacles et irritants restants qui limitent le commerce au sein de la région», a-t-elle écrit.

Mme Holt pense que les provinces de l’Atlantique peuvent promouvoir le libre-échange entre elles plus vite et mieux que toutes les provinces canadiennes réunies, grâce à leurs points communs.

«Les responsables du commerce de chaque province collaboreront et, par l’intermédiaire du Conseil des premiers ministres de l’Atlantique, détermineront la portée du projet», précise le directeur des relations avec les médias du bureau du Conseil exécutif du Nouveau-Brunswick, Bruce Macfarlane.

Toutefois, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador fait valoir l’importance pour sa province de protéger son économie locale.

«Nous ne refusons pas d’entrer dans une zone de libre-échange avec les autres provinces de l’Atlantique. Nous soulignons simplement les complexités qui doivent être prises en compte dans cette discussion», déclare le directeur des communications de son secrétariat aux affaires intergouvernementales, Greg Gill.

«Terre-Neuve-et-Labrador décidera de son niveau de participation», concède M. Macfarlane.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse indique à L’Acadie Nouvelle qu’il souhaite l’instauration du libre-échange au Canada. Son premier ministre, Tim Houston, a dit au Globe and Mail qu’il préférerait signer un accord à cette échelle.

Réciprocité avec la N.-É.

«La Loi sur la libre circulation des marchandises et de la main-d’œuvre au sein du Canada de la Nouvelle-Écosse est un autre exemple de la manière dont les provinces répondent aux préoccupations exprimées par les entreprises et les travailleurs», a fait remarquer Mme Holt, dans sa lettre.

En février, le gouvernement de M. Houston a déposé un projet de loi pour permettre aux biens et aux travailleurs canadiens de participer librement à l’économie de sa province, s’ils proviennent de provinces ayant une politique réciproque.

«Le Nouveau-Brunswick est prêt à adopter la proposition de la Nouvelle-Écosse», a annoncé Mme Holt.

Efforts du N.-B.

Elle a souligné les efforts de son propre gouvernement pour éliminer ses exceptions à l’Accord de libre-échange canadien, permettre aux Néo-Brunswickois d’acheter de l’alcool produit dans d’autres provinces et autoriser les travailleurs canadiens certifiés à exercer leur profession au Nouveau-Brunswick en attendant leur permis dans la province.

«Le Nouveau-Brunswick a soumis, le 20 mars, sa liste initiale de neuf exceptions propres aux Parties de l’Accord de libre-échange canadien en vue de leur retrait ou de leur modification, détaille M. Macfarlane. Nous prévoyons le retrait des sept autres d’ici le 1er juin.»

Le ministre des Affaires intergouvernementales, Jean-Claude D’Amours, a aussi déposé un projet de loi sur la mobilité des travailleurs certifiés dans d’autres provinces, mardi.

Le ministre de la Sécurité publique, Robert Gauvin, a enfin déposé un projet de modification de la Loi sur la réglementation des alcools le 19 mars.

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