AA / Ouagadougou / Dramane Traoré
Le gouvernement burkinabè a suspendu, mercredi, l’exportation de la noix de cajou brute, afin de garantir l’approvisionnement des unités de transformation locales en matière première, a-t-on appris de source officielle.
Le gouvernement burkinabè, à travers les ministères en charge de l’Industrie, de l’Agriculture et des Finances, a rendu publique la prise de cette mesure, dans un communiqué interministériel, expliquant que le but était de renforcer la compétitivité de l’industrie nationale de la noix de cajou.
Le texte explique que dans l’optique de rendre disponible la noix brute de cajou utilisée comme matière première par les unités industrielles de transformation au niveau national, « l’exportation de la noix brute de cajou est suspendue sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre ».
« Cette décision s’inscrit dans une vision de création de valeur ajoutée, d’emplois et de souveraineté économique », a, pour sa part, commenté le Conseil burkinabè de l’anacarde qui a appelé tous les acteurs concernés à respecter la mesure pour un développement harmonieux de la filière.
Cette année, les autorités ont fixé le prix d’achat plancher des noix brutes de cajou aux planteurs à 385 francs CFA (environ 0,62 dollar) le kilogramme, contre 310 francs CFA (environ 0,5 dollar) en 2024.
Le Burkina Faso produit 200 mille tonnes de noix de cajou en moyenne durant les cinq dernières années.
La noix de cajou s’est positionnée à la deuxième place des produits agricoles d’exportation du Burkina Faso en 2023 avec plus de 120 000 tonnes vendues sur le marché extérieur pour plus de 60 milliards de francs CFA (environ 95 millions de dollars), selon les données du Conseil burkinabè de l’anacarde.
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