TEMOIGNAGE. Hubert Errin évoque son fils Warren, jeune espoir du cyclisme guadeloupéen, tué sur la route en juillet 2016
13 personnes sont mortes sur les routes de Guadeloupe depuis le debut de l’année. Un chiffre qui resonne encore plus cette semaine après la mort de deux cyclistes, dont l’un était âgé de 15 ans. Les conducteurs de deux-roues paient hélas toujours un lourd tribu. Alors comment expliquer ces drames? Hubert Errin, le père du jeune Warren, un jeune espoir du cyclime gaudeloupée, revient sur la mort de son fils tué sur la route en juillet 2016.
9 ans après la disparition de Warren, Hubert Errin parle encore de lui avec la voix qui tremble. À peine âgé de 22 ans, son fils, que l’on qualifiait de petit phénomène dans le milieu du cyclisme, a été percuté par une voiture quelques jours à peine avant sa première participation au Tour cycliste de la Guadeloupe.
Alors que deux cyclistes ont récemment perdu la vie à quelques jours d’intervalle, dont un jeune garçon de 15 ans, les mauvais souvenirs remontent.
Aujourd’hui vice-président de l’ancien club de son fils, l’Uni Sport Lamentinois (USL) et à la tête d’une association portant son nom, Hubert déploie son énergie et sa passion pour que les mêmes erreurs ne soient pas reproduites. Son deuxième fils Gregory, a d’ailleurs arrêté le vélo.
Avec déjà 13 morts sur les routes de Guadeloupe en 2025. Une victime tous les 6 jours et demi, soit le même rythme que l’année dernière. Les nombreuses opérations de contrôles routiers et des campagnes de sensibilisation semblent manquer d’efficacité.
Sur les 13 morts, une majorité de victimes sont des usagers vulnérables, piétons ou usagers de deux-roues, (scooter et vélo). Il faut faire en sorte qu’ils soient plus visibles mais il faut aussi que les automobilistes soient plus concentrés et plus attentifs lorsqu’ils sont sur la route.
Franck Dorge, directeur de cabinet du préfet
Une attention supplémentaire des automobilistes qui sera sans aucun doute le prochain axe d’action des pouvoirs publics afin que tout un chacun intègre l’idée que la route, ça se partage.
Crédit: Lien source