Abdel Ngani, Mfouambou Amarafa et Kouotou Adamou se retrouvent derrière les barreaux de la prison d’Oyem depuis vendredi dernier. Les deux premiers, âgés de 22 ans et désireux de tenter leur chance au Gabon, avaient misé sur de fausses cartes de séjour pour passer inaperçus. Le troisième homme, transporteur assurant régulièrement la liaison Kye-Ossi-Libreville, était chargé de les conduire à destination.
Leur plan, pourtant bien ficelé, a volé en éclats au poste de contrôle d’Assock-Begue. La vigilance des gendarmes de la brigade locale a permis de démasquer la supercherie. En procédant au contrôle des identités, les limiers ont constaté que les photos sur les cartes de séjour ne correspondaient pas aux visages des deux jeunes hommes.
Interpellés, les deux faux voyageurs ont rapidement avoué les faits. L’enquête a révélé qu’ils avaient profité du départ en vacances au Cameroun de proches pour s’emparer de leurs papiers d’identité. Quant au chauffeur, il était parfaitement conscient du stratagème, préférant fermer les yeux contre la promesse d’un gain facile.
Conduits à la Direction générale des recherches (DGR) d’Oyem, les trois hommes ont été auditionnés. Les deux clandestins ont détaillé leur mode opératoire aux enquêteurs, confirmant ainsi leur volonté de rejoindre clandestinement la capitale gabonaise.
Présentés devant le parquet d’Oyem, le magistrat instructeur a décidé de placer les trois Camerounais sous mandat de dépôt à la prison du Peloton. Ils sont poursuivis pour faux et usage de faux, complicité d’immigration clandestine et immigration clandestine.
Cette affaire met en lumière la réalité de l’immigration clandestine et les risques encourus par les candidats au départ. Elle souligne également la responsabilité des individus qui, par appât du gain, contribuent à ce phénomène en facilitant le passage illégal des frontières.
Crédit: Lien source