un policier kényan de la mission multinationale de sécurité tué

Un policier kényan déployé en Haïti a été blessé lors d’une opération et a succombé à ses blessures dimanche. Il faisait partie de la mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS).

Un mort de plus en Haïti et cette fois du côté des renforts kenyans. Un policier kényan déployé en Haïti a été blessé lors d’une opération. Il a succombé à ses blessures dimanche. 

« Lors d’une patrouille le 23 février 2025, l’équipe de sécurité a été prise pour cible par des membres présumés de gangs« , a déclaré Michael Nyaga Muchiri, porte-parole de la police kényane. « L’agent a été blessé par balle et a été transporté d’urgence à l’hôpital, où il a malheureusement succombé à ses blessures, » a-t-il ajouté dans un communiqué sur X.

Le commandant Godfrey Otunge de la MMAS avait plus tôt indiqué dans un communiqué sur le même réseau social que le policier avait été blessé à Ségur-Savien, dans le département de l’Artibonite (nord-ouest).

Le déploiement depuis juin dernier de centaines de policiers kényans dans ce pays des Caraïbes confronté à la violence endémique de gangs armés a suscité de vives critiques au Kenya.

Malgré l’arrivée de quelque 1.000 policiers issus de six pays en Haïti, selon un décompte de l’AFP, les attaques des gangs, qui contrôlent selon l’ONU 85 % de la capitale Port-au-Prince, ne semblent pas avoir faibli.

La MMAS n’est pas une force onusienne mais l’ONU a mis en place un fonds volontaire pour la financer, qui a recueilli jusqu’à présent 110 millions de dollars, un montant jugé nettement insuffisant.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a assuré début février que les États-Unis allaient continuer à soutenir la mission, quelques jours après que Donald Trump a ordonné un gel général de l’aide étrangère fournie par son pays – le premier donateur au monde en dollars.

Au moins 5.601 personnes ont été tuées par la violence des gangs en Haïti en 2024, soit 1.000 de plus qu’en 2023 selon l’ONU. Plus d’un million de personnes sont déplacées, soit environ trois fois plus qu’il y a un an.

Au Kenya, un petit parti d’opposition, « Alliance troisième voie », avait déposé des recours en justice l’année dernière contre le déploiement de policiers kényans, affirmant que la sécurité n’était pas assurée en Haïti, notamment dans le nord.

L’ONG Human Rights Watch avait de son côté exprimé des inquiétudes concernant la mission et des doutes quant à son financement. Les organisations de défense des droits humains ont accusé à plusieurs reprises la police kényane d’usage excessif de la force et d’exécutions extrajudiciaires.


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