Une première plainte déposée suite aux accusations de violences visant l’institution Saint-Dominique de Neuilly
Après le scandale de Bétharram, des accusations visant l’institution catholique Saint-Dominique de Neuilly ont été publiées par d’anciens élèves dans un groupe Facebook privé. Une première plainte a été déposée ce mercredi matin. L’établissement fait lui l’objet d’une inspection académique.
C’est une des premières répercussions de l’appel à témoignages sur des violences subis à l’Institut Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine. Une première plainte d’une ancienne élève a été déposée ce mercredi matin. Elle fait suite aux accusations de violences et d’agressions sexuelles subies par d’anciens élèves, comme le révélait « ici Paris Ile-de-France », le 17 mars dernier. Ce groupe privé Facebook a recueilli une cinquantaine de témoignages couvrant la période des années 1990 à 2010.
Parmi eux, celui de Constance Bertrand, ancienne élève au collège de l’Institut et l’une des administratrices de cette page Facebook. Ce mercredi, elle a déposé plainte contre un surveillant pour des faits de harcèlements subis pendant l’année scolaire 1995-1996, indique-t-elle à « ici Paris Ile-de-France ». Le surveillant en question a dessiné et offert à la collégienne, alors âgée de 13 ans, un cupidon « suggestif« . Se montrant particulièrement insistant, il lui a fait parvenir un poème qui « véhiculait des idées de natures perverses« , selon la mère de la collégienne, qui a alerté la direction de l’établissement par courrier en septembre 1996.
Page Facebook
Deux autres plaintes sont en cours de dépôt précise le collectif des victimes de Saint-Dominique, désormais épaulé par un avocat. Constance Bertrand précise également que cette libération de la parole est particulièrement bénéfique pour les potentielles victimes : « l’une d’entre elle m’a dit qu’elle avait l’impression de peser 20 kilos de moins depuis qu’elle nous avait partagé son témoignage. Ils se sentent désormais le droit d’exister, plus légitime ». Le collectif salue également « la rapidité d’intervention du rectorat« .
Le rectorat de l’académie de Versailles mène en effet une inspection au sein de l’établissement privé depuis mardi 25 mars. Elle va durer plusieurs jours. « Ce contrôle appréhendera le fonctionnement actuel dans tous ses aspects », précise le recteur Etienne Champion, dans un courrier daté du 24 mars. Huit inspecteurs mènent actuellement ce contrôle « sur place et sur pièce » indique le rectorat à « ici Paris Ile-de-France », ce qui signifie que les archives de l’établissement sont examinées, en plus des personnels de l’établissement. « Ce contrôle a pour objectif de s’assurer du respect par cet établissement privé sous contrat d’association avec l’État de l’ensemble des obligations qui sont les siennes« , précise encore le rectorat.
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