1er-mai, Cuba et Mali : les informations de la nuit

1er-mai dans le monde : manifestations, célébrations et arrestations. Les travailleurs ont célébré le 1er mai dans le monde entier vendredi “par des rassemblements et des manifestations”, axant leurs revendications “sur la hausse des salaires et l’amélioration des conditions de travail”, observe la Deutsche Welle. Cette année, la Fête du Travail intervient “alors que la guerre en Iran a entraîné une hausse des coûts de l’énergie et une érosion du pouvoir d’achat pour les populations les plus vulnérables et les classes laborieuses du monde entier”, relève le diffuseur allemand. Des cortèges ont été recensés dans plusieurs grandes villes d’Asie, d’Amérique latine – notamment en Argentine, où des milliers de personnes ont défilé contre l’austérité et la réforme du travail du président ultralibéral Javier Milei – et d’Amérique du Nord, ainsi que dans de nombreuses capitales européennes. En Turquie, la police a procédé à près de 600 arrestations, et dispersé les manifestants avec des “gaz lacrymogènes et de canons à eau”, pour empêcher le cortège de rejoindre la place Taksim, haut lieu de la contestation, mais où les rassemblements sont interdits depuis 2013.

Les États-Unis durcissent les sanctions contre Cuba. Le président américain Donald Trump a signé vendredi un décret durcissant “considérablement” les sanctions à l’encontre du gouvernement cubain, en autorisant notamment “l’imposition de mesures punitives aux entreprises et banques étrangères” qui font affaire avec le régime communiste, rapporte le Miami Herald. Cuba fait déjà l’objet d’un embargo commercial et financier global de la part des États-Unis mais jusqu’à présent, il ciblait “principalement les entreprises et les ressortissants américains, ainsi que les entités relevant de la juridiction américaine”, précise le quotidien. Pour la première fois, “ce nouveau décret menace de sanctions les entreprises et banques étrangères d’autres pays qui seraient jugées complices du gouvernement cubain”, ajoute-t-il. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a qualifié ces nouvelles sanctions d’“illégales” et “abusives”.

Mali : les groupes armés s’emparent du camp de Tessalit, dans le nord du pays. Les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) se sont emparés vendredi du camp de Tessalit, dans le nord du pays, alors qu’ils bloquaient plusieurs axes routiers menant à Bamako. Les deux groupes armés, qui ont lancé le week-end derniers des attaques coordonnées et sans précédent contre la junte au pouvoir, ont appelé les Maliens à “se soulever pour “renverser la junte” et adopter la loi islamique”, selon Al-Jazeera. Des médias proches du FLA, qui revendique l’indépendance du nord du Mali, ont affirmé que les combattants touaregs avaient pris le contrôle de la base de Tessalit – qui jouit d’une position géographique stratégique et de bonnes infrastructures – après le retrait de l’armée et de son allié russe. Moscou reste le principal soutien étranger de la junte, au pouvoir depuis 2020.

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