Sargasses : une année 2025 record pour les émissions de gaz en Guadeloupe

L’année 2025 restera marquée par une intensification sans précédent des émissions de gaz liées à la décomposition des sargasses en Guadeloupe. À la fois par sa durée et par son intensité, cet épisode a fortement mobilisé les dispositifs de surveillance.

Premier élément marquant : la durée des émissions de sulfure d’hydrogène. Habituellement plus limitée, la période s’est étendue sur près de sept mois, de mi-mars à mi-octobre. Le phénomène s’est révélé particulièrement actif entre juin et septembre, période durant laquelle les échouements d’algues ont été les plus importants.

Au-delà de sa durée, l’année 2025 a également été marquée par des concentrations exceptionnellement élevées de gaz. Un pic a été enregistré en juillet, avec un niveau quatre fois supérieur au maximum observé en 2023. Des valeurs qui traduisent l’ampleur des échouements et leurs conséquences directes sur la qualité de l’air.

Des seuils d’alerte largement dépassés Les indicateurs de vigilance ont eux aussi atteint des niveaux record. Plus de 500 dépassements du seuil de pré-alerte ont été recensés, ainsi que 24 dépassements du seuil d’alerte. Ces épisodes se sont étalés d’avril à octobre, avec une intensité maximale durant les mois de juillet et août, en lien direct avec les volumes d’algues échouées sur les côtes.

Certaines communes ont été particulièrement touchées par ces épisodes. Parmi elles : Capesterre-de-Marie-Galante, Goyave, La Désirade, Petit-Bourg et Terre-de-Bas. Capesterre-de-Marie-Galante enregistre le plus grand nombre de dépassements du seuil de pré-alerte. Concernant le seuil d’alerte, c’est le secteur de Grand-Anse à Terre-de-Bas qui a été le plus exposé, avec 13 dépassements recensés sur l’année.

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