Finaliste du Prix Découvertes RFI: Yotsi, le mutuashi de RDC mêlé de rock et d’afrobeat – Le choix musical de RFI
Le quatuor Yotsi fait partie des dix finalistes du Prix Découvertes RFI. Basés à Kinshasa, les quatre membres du groupe mixte ont déjà publié un album, Maisha, dans lequel ils portent leurs influences à la jonction entre tradition mutuashi et références occidentales.
« Yotsi », en langue kimongo, cela veut dire l’étoile. Car ils sont quatre à briller au sein de la formation. Leah Mbuyamba à la basse, Tychik Sulutemo à la guitare, Jephte Lubungu à la batterie et Linda Tombo au chant. Ensemble, ce groupe mixte – une configuration encore rare dans de nombreux pays africains – écrit et compose des chansons qui sont le fruit de ses influences variées.
Des racines solidement ancrées en RDC
Les références au mutuashi forment le socle des chansons de Yotsi : le rythme traditionnel du Kasaï a bercé les fêtes de famille et autres rassemblements auxquels le groupe participe depuis son jeune âge. Mais les quatre comparses ont aussi grandi avec Internet et les plateformes, et ont donc peu à peu intégré des influences venues de partout dans le monde : de l’afrobeat, du spoken word et même parfois du rock.
Car la devise du groupe, c’est « no borders » (« pas de frontières », en anglais). Hors de question donc de se limiter dans les genres, et cela vaut aussi pour les langues : Yotsi chante en tshiluba, en kimongo, en swahili et en lingala.
Des thématiques variées
Quant aux thématiques, là non plus le groupe ne se réfrène pas. La situation en RDC – dans l’est notamment – influence son travail, d’autant que la chanteuse Linda Tombo est originaire de Bukavu. Mais dans les chansons de Yotsi, il est aussi beaucoup question du quotidien. Ainsi du titre « Otatangia » (« envoie-moi à l’école », en kimongo) : le cri du cœur d’un « tshegue », les enfants des rues de Kinshasa, pour souligner l’importance de l’accès à l’éducation.
L’ADN varié du groupe a déjà attiré de nombreuses collaborations. Le guitariste français Yarol Poupaud, présent sur l’une des chansons du disque Luzingu, a aussi chapeauté le mix. Le pianiste Ray Lema les accompagne sur une autre chanson. Et sur le titre éponyme de l’album, « Maisha », c’est la musicienne Anne Gouverneur qui fait chanter son violon. Des débuts prometteurs, qui ne demandent qu’à être confirmés avec le deuxième album, actuellement en préparation.
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