Côte d’Ivoire : Les conseillers municipaux réclament un statut clair et de meilleures conditions de vie
À l’occasion de la deuxième édition de la Journée nationale des conseillers municipaux de Côte d’Ivoire (Jncmci), célébrée le jeudi 16 avril 2026 à Abidjan, l’Union nationale des conseillers municipaux de Côte d’Ivoire (Unacomci) a renouvelé son plaidoyer en faveur d’une meilleure reconnaissance des élus locaux. Face à la presse, le président par intérim de l’organisation, Kouakou Antoine, a insisté sur l’urgence d’un cadre juridique et social plus précis pour les conseillers municipaux.
Instituée en 2025, la Jncmci se veut un cadre de valorisation du rôle des conseillers municipaux dans le développement local. Pour cette deuxième édition, placée sous le thème « Le conseiller municipal de Côte d’Ivoire : cet élu local au statut, aux droits et aux avantages imprécis », les échanges ont mis en lumière les difficultés structurelles auxquelles font face ces acteurs de proximité.
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Dès l’entame de son intervention, Kouakou Antoine a exprimé la solidarité de l’ensemble des conseillers municipaux à l’endroit du président de l’Unacomci, Mey Kelassar, actuellement indisponible pour des raisons judiciaires. Il a également réaffirmé la cohésion interne de l’organisation et sa détermination à poursuivre le combat pour l’amélioration des conditions des élus locaux.
Revenant sur l’actualité nationale, il a salué l’initiative du Sénat de Côte d’Ivoire, qui a organisé du 26 au 28 mars 2026 un symposium international sur les collectivités territoriales. Placée sous le thème « Accélérer la décentralisation pour un développement local effectif », cette rencontre a, selon lui, permis de mettre en exergue la nécessité d’un statut clair pour les élus locaux.
Dans cette dynamique, l’Unacomci a formulé plusieurs revendications. Il s’agit notamment de l’instauration d’une indemnité mensuelle, d’une couverture maladie à 100 %, de l’octroi d’un passeport de service, du droit à l’acquisition de véhicules hors taxes, ainsi que de la mise en place d’une pension de retraite. Pour l’organisation, ces mesures constituent des leviers essentiels pour garantir l’efficacité et la motivation des conseillers municipaux.
Par ailleurs, Kouakou Antoine a dénoncé la non-application de l’article 49 de la loi de 2012 relative à l’organisation des collectivités territoriales. Ce texte prévoit pourtant des indemnités pour les conseillers municipaux, mais reste inopérant en l’absence de décret d’application depuis plus de quatorze ans.
Face à cette situation, l’Unacomci a lancé un appel pressant au Président de la République, Alassane Ouattara, afin que ce décret soit pris dans les meilleurs délais. Selon le président par intérim, une telle décision permettrait non seulement d’améliorer les conditions de vie des élus locaux, mais aussi de renforcer leur engagement dans le développement des collectivités territoriales.
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En conclusion, cette deuxième édition de la Jncmci aura permis de raviver l’espoir d’un changement significatif pour les conseillers municipaux. Elle a également renforcé la mobilisation autour de l’Unacomci, présentée comme une organisation apolitique déterminée à défendre les intérêts de ses membres et à contribuer au développement harmonieux de la Côte d’Ivoire.
Afriksoir
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