Explorer la voix sous toutes ses formes : c’est le défi qu’ont relevé les organisateurs de cette journée entièrement consacrée à cet outil essentiel de communication. Entre transmission, création et bien-être, les participants ont été invités à redécouvrir leur voix et ce qu’elle dit d’eux. Pour Marie-Line Dahomay, chanteuse et présidente de Vwakalité, l’enjeu est clair.
« Il faut vraiment qu’on fasse attention à la voix. Nos jeunes ont du mal à s’exprimer, à se dire. La voix nous accompagne de la naissance jusqu’à la mort. »
Marie-Line Dahomay, chanteuse et présidente de Vwakalité
Un outil puissant, au-delà du simple son
Au fil des interventions, la voix est apparue comme bien plus qu’un simple moyen de s’exprimer. Elle est aussi vibration, ressentie par tout le corps. Jean-Gérard Fontange, spécialiste en sonologie, rappelle que certaines fréquences ne sont même pas audibles, mais restent perceptibles.
« Le plus grand organe du corps, la peau, les ressent parfaitement. »
Jean-Gérard Fontange, spécialiste en sonologie et en sonothérapie
Au-delà de sa dimension physique, la voix est aussi un outil fondamental de transmission. C’est ce qu’a souligné Raymond Boutin, professeur retraité d’histoire et géographie, lors de son intervention :
« C’est la voix qui permet de communiquer les sentiments et de diffuser la connaissance. »
Raymond Boutin, professeur retraité d’histoire et géographie
Certains ateliers ont également abordé la question des usages de la parole, avec l’ambition de faire évoluer les pratiques. Pour Patricia Braflan-Trobo, docteure en sciences sociales, il s’agit de dépasser la “malparlance” pour encourager une parole plus consciente et constructive. Une démarche qui semble trouver un écho auprès des participants.
« Je suis venue échanger, partager et trouver ma voix », confie une participante.
Une chose est sûre : pour celles et ceux qui ont pris la parole, cette journée aura ouvert de nouvelles voies en même temps qu’elle a donné de la voix.
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