Amadou Coulibaly : Pour que la Côte d’Ivoire soutienne le Mali, « il faudrait qu’il en fasse la demande »

Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement ivoirien


À l’issue du Conseil des ministres tenu ce mercredi 29 avril 2026, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, s’est exprimé sur la situation sécuritaire au Mali, pays voisin confronté à une recrudescence d’attaques terroristes. Ses déclarations ont notamment porté sur les perspectives de coopération entre Abidjan et Bamako, ainsi que sur le cadre institutionnel dans lequel s’inscrit la politique étrangère ivoirienne.

Interrogé par la presse sur une éventuelle intervention ou un soutien direct de la Côte d’Ivoire au Mali, le porte-parole du gouvernement a tenu à rappeler les règles diplomatiques qui encadrent ce type de démarche. Selon lui, toute forme d’assistance ne peut être envisagée qu’à la condition d’une requête officielle formulée par les autorités maliennes. « Pour soutenir quelqu’un, il faudrait déjà qu’il en fasse la demande », a-t-il déclaré, soulignant ainsi que la Côte d’Ivoire n’agit pas de manière unilatérale dans ce type de situation, mais dans un cadre concerté et institutionnel.

A lire aussi : Guillaume Soro : « La mort de Sadio Camara est une blessure profonde infligée à toute la nation malienne »

Cette sortie intervient dans un contexte régional marqué par une forte instabilité sécuritaire, notamment après des attaques terroristes ayant frappé le territoire malien et causé de nombreuses pertes humaines, dont des personnalités de haut rang. Notamment le décès de Sadio Camara, ancien ministre de la Défense du Mali. Ces événements ravivent les inquiétudes sur la sécurité dans la zone sahélienne et ses possibles répercussions sur les pays frontaliers.

Sur le plan diplomatique, Amadou Coulibaly a rappelé que la Côte d’Ivoire s’inscrit dans une logique de multilatéralisme et de coopération régionale. À ce titre, il a évoqué le rôle central joué par l’Union africaine ainsi que par la CEDEAO dans la gestion des crises sécuritaires en Afrique de l’Ouest. Selon lui, ces deux institutions ont déjà pris position sur la situation au Mali, confirmant une approche collective face aux menaces transfrontalières.

Le porte-parole du gouvernement a également tenu à rassurer sur la situation des frontières ivoiriennes. Il a indiqué que des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place depuis l’aggravation de la situation sécuritaire dans les pays voisins. Sans entrer dans les détails, il a insisté sur le fait que le dispositif de surveillance en vigueur demeure « vigoureux » et adapté aux risques actuels.

Par ailleurs, il a évoqué la question humanitaire, en particulier la possibilité d’un afflux de réfugiés maliens vers la Côte d’Ivoire en cas de détérioration supplémentaire de la situation. Il a rappelé que le pays dispose déjà de mécanismes d’accueil et d’encadrement des populations déplacées, en raison de son expérience passée dans la gestion de crises similaires.

Cliquez ici pour vous abonner à lvoir’Hebdo, meilleur journal d’investigation de Côte d’Ivoire et première meilleure vente

Enfin, Amadou Coulibaly a rappelé l’existence de mécanismes régionaux de sécurité, notamment la force en attente de la CEDEAO, conçue pour intervenir dans des situations de crise. Selon lui, toute réponse efficace aux défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest doit nécessairement s’inscrire dans une dynamique collective, fondée sur la solidarité entre États et la coordination des actions au niveau régional. Ces déclarations interviennent alors que la situation sécuritaire au Sahel continue de susciter de vives préoccupations dans l’ensemble de la sous-région, renforçant l’importance des cadres de coopération existants.

Prince Beganssou

Attaques au Mali : « Ces événements rappellent l’urgence d’une réponse africaine face à la menace terroriste » (PPA-CI)

Crédit: Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.