Journée internationale des sages-femmes : non, elles n’interviennent pas qu’en salle de travail !

C’est, ce 5 mai, la Journée internationale des sages-femmes. En Guadeloupe, depuis ce mardi matin, celles qui exercent ce beau métier au Centre hospitalier universitaire (CHU) et le Conseil départemental organisaient des événements pour valoriser leur profession.

Au centre commercial de Destrellan, à Baie-Mahault, des stands d’information sensibilisaient le public à la santé des femmes et à la parentalité.

Parallèlement, le village de la parentalité, au Fort-Fleur-d’Epée, au Gosier, proposait des ateliers et des échanges sur la grossesse, l’allaitement et la contraception.

Cette journée était donc l’occasion de découvrir et apprécier le rôle essentiel des sages-femmes, dont la mission ne se limite pas à accompagner les futures mères au moment de l’accouchement, en salle de travail, loin de là.

Pour nous en parler, Myriam Atine, sage-femme coordinatrice hospitalière au CHU de la Guadeloupe, était l’invitée d’Eddy Golabkan, dans le journal télévisé « 13h00 en Guadeloupe » aujourd’hui.

« Les sages-femmes travaillent et exercent effectivement pour la santé des femmes, donc pour tout ce qui concerne les femmes, de l’adolescence (du début de la santé sexuelle), jusqu’à la ménopause. Elles sont aussi les expertes pour tout ce qui concerne la naissance, la natalité, dans sa forme physiologique, puisque nous travaillons en collaboration avec les obstétriciens, les gynécologues pour tout ce qui concerne les problèmes et les pathologies. »

Myriam Atine, sage-femme coordinatrice hospitalière au CHU de la Guadeloupe

Les sages-femmes, pour les femmes, voire pour les couples, qui accueillent un enfant, son des guides, des soutiens, des conseillères, des oreilles attentives.

« Les sages-femmes sont des actrices clés, parce qu’elles sont certainement plus proches des familles. Elles sont peut-être plus accessibles aussi. Elles exercent dans différents endroits, notamment au sein des PMI, à l’hôpital, dans leur cabinet libéral. Elles ont la possibilité d’aiguiller les femmes et d’orienter, de faire du dépistage et d’être le premier maillon d’un suivi de santé, qu’on suppose être le meilleur pour les femmes. »

Myriam Atine, sage-femme coordinatrice hospitalière au CHU de la Guadeloupe

Pour Myriam Atine, s’adapter aux spécificités du territoire est essentiel.

« On a des spécificités au sein de la population, la population des femmes, mais aussi des caractéristiques socio-économiques qu’on sait impacter l’accès à la santé, la façon dont la grossesse est suivie, dont la grossesse est vécue. Et ça, ce sont des données qu’on prend en compte tout au long de notre carrière, au quotidien, pour pouvoir accompagner les femmes, les couples qui nous font confiance. »

Myriam Atine, sage-femme coordinatrice hospitalière au CHU de la Guadeloupe

Myriam Atine appelle les Guadeloupéens à « continuer à faire des enfants« , pour qu’elle et ses consœurs continuent à être auprès d’eux ! 

A (RE)VOIR : L’interview complète de Myriam Atine.

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