La force unifiée antijihadiste déclare avoir mené « d’intenses campagnes aériennes » dans le nord du Mali

La force unifiée antijihadiste du Niger, du Burkina Faso et du Mali a mené « d’intenses campagnes aériennes » dans le nord du Mali, après des attaques samedi de jihadistes et de rebelles touaregs contre la junte au pouvoir, a indiqué jeudi soir le gouvernement nigérien, cité par l’Agence France-Presse (AFP).

Ces attaques ont notamment tué le ministre malien de la Défense et entraîné la perte de la ville-clé de Kidal dans le nord du Mali, partenaire du Niger et du Burkina Faso au sein de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES).

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Force unifiée de 5 000 hommes

Les trois pays, tous dirigés par des juntes issues de coups d’État entre 2020 et 2023, ont créé une force unifiée de 5 000 hommes contre les « groupes terroristes », portée à 15 000 mi-avril.

Les autorités nigériennes « se félicitent […] de la prompte réaction énergique des unités de la force unifiée […] qui ont mené d’intenses campagnes aériennes les heures qui ont suivi les attaques lâches du 25 avril 2026 à Gao, à Ménaka et à Kidal », a indiqué jeudi soir le gouvernement nigérien, à l’issue d’un conseil des ministres.

Le porte-parole des rebelles touaregs maliens du Front de libération de l’Azawad (FLA), Mohamed Elmaouloud Ramadane, avait appelé le Burkina et le Niger « à se tenir à l’écart des événements en cours au Mali », quelques heures après le début des attaques du week-end.

Annulation des défilés du 1er mai au Niger

Jeudi, le ministre de la Guerre et de la Défense du Burkina, le général Célestin Simporé, a promis au nom de l’AES de « traquer » jusqu’à « leur dernier retranchement les assassins » du ministre malien de la Défense, lors de ses funérailles à Bamako.

Le même jour, un millier de personnes se sont réunies à Niamey pour exprimer leur « solidarité avec le peuple malien » à l’appel d’organisations de la société civile, selon des images de l’événement retransmises en direct sur les réseaux sociaux.

Les autorités nigériennes ont par ailleurs accusé jeudi soir des puissances étrangères, au premier rang desquelles la France, de parrainer les attaques de samedi au Mali. Le Niger accuse régulièrement la France de vouloir le déstabiliser, ce que Paris a toujours nié.

Les autorités nigériennes ont annulé les traditionnels défilés du 1er Mai dans tout le pays pour raisons de sécurité.

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