Les pays voisins du Mali, préoccupés par les attaques de ces derniers jours. En parallèle, Lansana Kouyaté, le négociateur en chef de la Cédéao prépare une tournée au Niger, au Burkina et au Mali pour faciliter le dialogue entre les pays de l’AES – Mali, Niger, Burkina Faso – et la Cédéao.
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Avec notre correspondante à Abidjan, Bineta Diagne
Nommé fin mars négociateur en chef de la Cédéao auprès des pays de l’AES, Lansana Kouyaté, l’ancien Premier ministre guinéen, s’engage dans une mission délicate. Dans un premier temps, il recueille les avis des chefs d’États. Après avoir consulté et informé Lomé et Accra, Lansana Kouyaté s’est entretenu jeudi, pendant près d’une heure, avec le président ivoirien, Alassane Ouattara.
À l’issue de ses échanges, il glisse quelques mots pour donner la tonalité de sa mission : « J’ai échangé avec le président de la façon la plus sincère. Et le président se pose des questions : pourquoi tout ça alors que ce n’est pas nécessaire ? Pourquoi décider de créer l’AES et de quitter la Cédéao ? Et tout comme moi, on ne comprend pas. Mais peut-être la compréhension viendra lorsque je m’y rendrai et cela sera dans les jours à venir. »
« Toute faiblesse du Mali occasionne une faiblesse de l’AES et aussi de la Cédéao »
Les événements du week-end dernier au Mali ont-ils accéléré son projet de tournée ? Même si le Mali a quitté l’espace communautaire, « certains chefs d’État veulent aider ce pays au plus vite, car toute faiblesse du Mali occasionne une faiblesse de l’AES et aussi de la Cédéao », s’inquiète un responsable ouest-africain, qui évoque notamment « les problèmes de sécurité et de déplacement de population » qui risquent d’affecter toute la sous-région.
Quelle forme d’assistance la Cédéao peut-elle apporter ? Et comment ? Peu de réponses pour l’instant à ces questions. Dimanche, la Cédéao a produit un communiqué pour condamner les attaques perpétrées par le JNIM et présenter ses condoléances pour les pertes en vies humaines. « C’est déjà un premier pas », confie un responsable malien.
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