Devant une petite chambrette, dans la haute banlieue de la capitale guinéenne, un groupe de jeunes est installé sur des chaises dans une ambiance détendue, en cette soirée du vendredi 1er Mai 2026. Au milieu du groupe, un petit appareil blanc au bec noir circule de main en main. À chaque tour, l’un des jeunes porte l’objet à la bouche, inhale puis laisse échapper une vapeur parfumée. L’appareil est une cigarette électronique qu’ils appellent « peuf ».
Nous avons tenté d’interagir avec ces jeunes, qui ont accepté de répondre à nos questions sous couvert d’anonymat.
À la question de savoir pourquoi ils utilisent cette cigarette électronique, l’un d’eux répond :
« Grand, on fume ça par plaisir. C’est ce qui est à la mode et tous les jeunes sont dedans. On ne voit pas trop de mal à ça », explique-t-il après avoir expiré une grande fumée.
Pour un second jeune, la peuf constitue une alternative aux autres stupéfiants :
« Moi, je ne fume ni cigarette ni chicha, encore moins la drogue. Je préfère ça parce que c’est moins dangereux que les autres. Fumer la peuf ne fait pas de nous des délinquants. »
Juste à côté de nous, Alya Camara, enseignant dans une école privée de la place, confirme la propagation de ce nouveau phénomène :
« Il y a quelques jours, certains élèves ont été surpris en train de fumer cette cigarette électronique au sein de notre établissement pendant la récréation. Sa consommation s’est surtout répandue chez les adolescents. »
Entre regroupements informels au quartier et utilisation dans les enceintes scolaires, ce petit appareil, facile à dissimuler dans une poche et particulièrement séduisant pour les adolescents, s’installe progressivement dans les habitudes juvéniles. Face à cette tendance, autorités, parents et éducateurs sont appelés à redoubler de vigilance face à cet appareil au look attrayant, mais qui pourrait présenter des risques pour la santé.
Alh Cheick pour guinée7.com
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